On est sur des affaires où il y a bien plus de faits inconnus
Le Forum Catholique
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Ptitlu - 2021-11-16 14:45:51
On est sur des affaires où il y a bien plus de faits inconnus
Pour les violences sexuelles en général (qui dans la population générale concernent surtout les femmes) le taux de plainte par rapport aux faits qui surviennent, révélés par les enquêtes de victimation, ne dépassent pas les 12% (14% pour les viols, avant l'effet MeToo c'était 9-10%, ce n'est pas énorme malgré le battage médiatique, voyez vous).
Et pour cause, la famille, le couple ou les amis (soirées et tout) sont les cercles où viols et violences sexuelles de toute nature surviennent le plus - en population générale. L'enquête de l'INSERM ne sort pas de nulle part non plus, et n'étonne guère mes honorables correspondants pénalistes, thérapeutes, pédiatres, profs ou policiers (l'école est le premier lieu de signalement et de suivi des violences physiques et/ou sexuelles sur les enfants, c'est aussi un lieu où elles surviennent, en retrait par rapport aux lieux / cercles pré-cités, mais dans le top 5).
Je ne sais pas comment attacher un pdf au FC, je vous renvoie aux enquêtes annuelles de l'ONDRP, qui est un organisme officiel, chargé d'éclairer les politiques pénales et l'action des forces de l'ordre.
Là, nous avons des victimes principalement masculines, et âgées - au vu du rôle attribué aux hommes dans nos sociétés, surtout à l'époque, et des injonctions sociales auxquelles les garçons et hommes devaient (et doivent encore) répondre, je pense notamment aux années de reconstruction et jusque dans les années 1970-80 (ajoutez y d'autres aspects qui se sont atténués de nos jours comme la pauvreté, le respect de l'autorité, la misère sociale/culturelle), pour beaucoup de victimes avouer qu'elles l'ont été (et donc mettre des mots, verbaliser qu'elles ont été violées) était le pire qui pouvait leur arriver. Donc elles ont intériorisé, se sont tues et ont bâti au-dessus de l'abîme. Notre inconscient a les mécanismes nécessaires.
Je le comprends d'autant mieux qu'en Russie et les pays de l'est, avouer qu'on a été violé, pour un homme, revient à dire qu'on est un coq (петух), c'est à dire un homosexuel passif. Ce n'est plus une condamnation à mort sociale (sauf en prison et dans certains milieux), mais c'est un sort peu enviable, franchement.
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