Convivialité factice et/ou solidarité réelle ?

Le Forum Catholique

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Scrutator Sapientiæ -  2021-11-05 11:26:54

Convivialité factice et/ou solidarité réelle ?

Bonjour Jean-Paul PARFU,

J'approuve ce que vous écrivez en le complétant par ce qui suit.

On est en droit de se poser la question de savoir pourquoi nous sommes en présence d'une articulation aussi flagrante entre
- un dispositif, dont on peut dire qu'il est effectivement placé sous le signe de la convivialité factice,
et
- un motif, dont on peut dire qu'il est officiellement placé sous celui de la solidarité réelle.

La question se pose ici non seulement pour des raisons de forme, qui sautent aux yeux pour qui veut voir, mais aussi pour des raisons de fond, qui renvoient au caractère diabolique de la situation actuelle.

En effet, il se trouve que ce sont les mêmes responsables politiques et, en l'occurrence, les mêmes responsables religieux "mainstreamistes", plus partisans qu'opposés au système actuel,
- qui sont, "en même temps", non partisans de la pauvreté ET non opposés à l'UEM,
ou, si l'on préfère,
- qui sont, "en même temps", non partisans de l'extension de la pauvreté ET non opposés à l'union monétaire qui constitue l'une des causes de cette extension.

En effet, à partir du moment où un pays ne s'appartient plus, sur le plan monétaire, il ne peut plus pratiquer de dévaluation monétaire, et ne peut pratiquer qu'une dévaluation salariale, si jamais son économie n'est pas assez compétitive, dans un contexte libre-échangiste...

Or, les évêques ont-ils bien conscience du fait qu'en étant à la fois contre la pauvreté et pour "l'Europe", ou plutôt qu'en étant à la fois "ni pour la pauvreté, ni contre "l'Europe", bien au contraire", ils se positionnent, comme tant de responsables politiques, "en même temps", d'une manière à la fois non partisane de la pauvreté et non opposée à la toile d'araignée économique et monétaire du fait de laquelle il est difficile de lutter vraiment contre cette pauvreté ?

Cette situation n'a-t-elle pas un caractère diabolique, au sens de : diviseur, injuste et mensonger, ou, en tout cas, le désir d'être jugé sur de bonnes intentions, en l'occurrence contradictoires, ainsi que le refus d'être jugé sur un optimum de lucidité face à la réalité, n'ont-ils pas un caractère potentiellement diabolique ?

Enfin, que dire d'évêques qui s'imaginent qu'ils sont en présence, en Europe, de pays riches, ou d'économies et de sociétés prospères, donc qui peuvent et doivent être plus généreuses à l'égard des pauvres, alors que les dettes privées et les dettes publiques pèseraient de tout leur poids, dans bon nombre de ces pays, notamment si la BCE et les banques privées acceptaient une "opération - vérité" qui n'est différée, depuis la fin des années 2000, qu'au moyen d'un gigantesque mensonge systémique ?

Bonne journée.

Scrutator.
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