Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge

Le Forum Catholique

Imprimer le Fil Complet

ami de la Miséricorde -  2021-06-22 21:44:09

Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge

DEUXIÈME PARTIE - PERFECTIONS DE SAINT JOSEPH

CHAPITRE PREMIER - INCOMPARABLE SAINTETÉ DE SAINT JOSEPH

Premier acte d'amour de saint Joseph envers Dieu


La sainte théologie, par son oracle autorisé, saint Thomas d'Aquin, nous enseigne qu'il est du devoir de l'enfant, dès qu'il arrive à l'usage de la raison, de se tourner vers Dieu, et de faire un acte au moins implicite d'amour envers Lui, dirigeant vers ce suprême Seigneur toute sa vie et toutes ses actions. A cette fin, il reçoit des lumières spéciales.

S'il y correspond, la grâce vient orner son âme, s'il n'est pas encore régénéré par le rite sacramentel ; dans le cas contraire, cette grâce est augmentée chez lui en proportion de la ferveur avec laquelle il se tourne vers Dieu. Si l'âme de l'enfant ne répondait pas à cette grâce, elle contracterait un péché grave, dont la répercussion se ferait sentir par de funestes conséquences.

Or, nous pouvons retenir que l'âme privilégiée du petit enfant Joseph, sous l'influence d'une grâce très efficace, se tourna vers Dieu à ce moment, avec toute l'ardeur dont elle était capable, de manière à dépasser de beaucoup tous les autres enfants qui, comme lui, avaient participé au rite de la circoncision.

Cette surabondance de grâce, qui convenait si bien au futur époux de Marie, devait cependant aller toujours en augmentant ; car saint Joseph, depuis ce moment, ne devait perdre aucune occasion de s'unir toujours plus étroitement à la source de tout bien par la pratique surtout des trois vertus, qui resplendirent jadis dans le Joseph de l'Ancien Testament, et qui, nous pouvons le croire, furent plus diligemment aimées et cultivées par Celui qui deviendrait un jour le Père nourricier de Jésus.

La première de ces vertus fut l'esprit de prière, qui entraîne avec soi la certitude du secours divin ; la seconde, le soin de conserver la virginité, par quoi l'homme pourvoit à l'intégrité de l'esprit et de la chair ; la troisième, une certaine constance de travail, pour échapper aux pièges de l'oisiveté, qui est, nous dit l'Ecriture, la mère de bien des vices.

On peut donc appliquer au saint Patriarche, d'abord, par rapport à la prière, le passage suivant de l'Ecriture sainte : « J'ai crié vers vous, ô Seigneur, et le matin ma prière ira au-devant de vous » ; pour ce qui concerne la chasteté, ces paroles de Tobie ont ici leur place : « Vous savez, ô Seigneur, que j'ai gardé mon âme pure de toute concupiscence » ; enfin, par rapport à l'application des membres au travail, nous avons la recommandation de l'Ecclésiaste : « Tout ce que peut faire ta main, exécute-le avec diligence ; car il n'y a ni œuvre, ni raison, ni sagesse, ni science dans le monde d'au-delà où tu te hâtes d'arriver », c'est-à-dire, après cette vie, quand toute occasion de mériter viendra à cesser.

C'est donc ainsi que s'exerçait incessamment, dans la pratique des vertus, le jeune enfant Joseph qui, de cette manière, s'approchait toujours davantage de ce degré d'insigne perfection qui convenait au futur Epoux de la très sainte Vierge, et qui devait lui mériter le titre d'homme juste par excellence ; aussi peut-on lui appliquer en toute vérité ces mots que la Genèse rapporte de l'ancien Joseph : « Le Seigneur était avec lui et dirigeait toutes ses œuvres. »

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=920970