A. Socci évoque le crépuscule du pontificat bergoglien
Le Forum Catholique
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Chicoutimi - 2021-06-18 06:12:42
A. Socci évoque le crépuscule du pontificat bergoglien
Un texte d'Antonio Socci paru dans le Libero et traduit par Benoît-et-moi:
Le crépuscule d’un pontificat
17/06/2021
''(...) Dans sa solitude actuelle, le Pape se voit contraint de reconnaître amèrement que son pontificat, depuis un certain temps déjà, se précipite vers un échec douloureux.
(...) Si l’on pense à l’emphase avec laquelle Bergoglio a été acclamé, au début, dans le monde ecclésiastique (on rêvait d’un «effet Bergoglio» triomphant), on peut comprendre combien la déception est amère aujourd’hui.
L’Église – après ces huit années – n’a pas prospéré, mais semble anéantie. La vie religieuse est dans un état comateux. Son gouvernorat central, au Vatican, est en proie à un chaos permanent. La confusion, y compris doctrinale, règne en maître dans la communauté ecclésiale. Catastrophique, le bilan de la pratique liturgique dominicale et des vocations, désormais en chute libre (entre autres avec l’effondrement des mariages sacramentels). Le clergé et les évêques semblent être en plein désarroi.
Ceux qui pensaient que la rupture avec les grands pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI allait leur assurer un avenir radieux, sont désormais démentis. Ceux qui – comme Bergoglio, peut-être avec les meilleures intentions – se sont bercés d’illusions en pensant que l’Église, diluée dans le monde, pouvait se revigorer, assistent aujourd’hui à une défaite historique.
(...) Aujourd’hui, la voix de l’Église ne se distingue plus de celle de l’ONU.
La voix de Pierre ne s’oppose pas aux idéologies dominantes, sécularistes et de gauche; au contraire, elle est souvent en accord avec elles et suscite – avec une telle politisation – la consternation des fidèles et l’enthousiasme des ennemis de toujours de l’Église.
En dehors des rares interventions de Benoît XVI, il n’y a plus de voix catholique pour guider les croyants et les peuples dans la continuité du Magistère constant de l’Église. Jamais l’Église n’avait été aussi conformiste et aussi peu significative dans le monde sur des questions d’une énorme importance pour l’humanité actuelle.
Ils ont fait le désert et l’ont appelé révolution. Mais chaque révolution dévore sa progéniture et c’est ainsi que nous voyons maintenant la rupture entre Bergoglio et ses partisans.
La crise actuelle pourrait le conduire à démissionner (peu probable) ou à aller désespérément de l’avant en attendant la « tempête » (...).
Enfin, il existe une troisième possibilité : le pape François pourrait reconnaître que la tentative de donner un avenir à l’Église en l’adaptant à la mentalité du monde a échoué et que la bonne voie est celle de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Cela semble impossible, comme les miracles. Mais ils peuvent se produire.
Bien sûr, aujourd’hui, nous devons avoir un grand courage pour reprendre le chemin héroïque des Papes Wojtyla et Ratzinger, car nous sommes en période de persécution. Benoît XVI, dans son dernier discours (...), a déclaré que «la véritable menace pour l’Église, et donc pour le service pétrinien, vient de la dictature universelle d’idéologies apparemment humanistes, dont la contradiction entraîne l’exclusion du consensus de base de la société».
Ratzinger a énuméré les dogmes de ces idéologies, soulignant qu’ «aujourd’hui, ceux qui s’y opposent sont excommuniés socialement»… La société moderne, a-t-il ajouté, entend formuler un credo anti-chrétien: ceux qui le contestent sont punis par l’excommunication sociale». Il n’est que trop naturel d’avoir peur de cette puissance spirituelle de l’Antéchrist. (...)''
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