L'exemple classique du calice empoisonné...

Le Forum Catholique

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Chicoutimi -  2021-03-11 20:31:44

L'exemple classique du calice empoisonné...

est un bon exemple du caractère absolu de la confession:


''Quelques personnes semblent douter du secret de la confession : il est inviolable; dans aucun temps il n'a été trahi. Le sceau de la confession a eu ses martyrs, il n'a jamais eu ses révélateurs. Le prêtre doit subir ļa mort plutôt que de révéler une confession. Les théologiens ont décidé que, dans le cas même où un prêtre apprendrait par une confession que le calice avec lequel il va dire la messe est empoisonné, il doit le boire plutôt que de trahir une confession. Saint Jean Nepomucène, comme vous le savez, périt martyr du secret de la confession, plutôt que de révéler celle de la reine Jeanne, femme de l'empereur Venceslas.'' (Abbé Jean-Aimé Landrieux, Souvenirs de conférences, prônes et instructions entendus à Sainte-Valère de 1830 à 1835, Volume 1, 1844, ICI)



Dans le cas que vous nous présentez, certains auteurs parlent de conditions du secret “à topographie variable”.


''Un prédicateur, qui aurait appris en confession que certains péchés sont récurrents dans le lieu où il réside, peut-il y faire allusion dans un sermon pour essayer de corriger les pécheurs ? S’il se trouve dans une grande ville, c’est possible, car la conservation de l’anonymat de ses informateurs posera peu de difficulté. En revanche, dans un petit village, ou un lieu limité, comme un couvent, il doit s’en garder car les suppositions iraient vite bon train et la désignation du pécheur serait presque assurée'' (ICI).



Mais une chose est certaine, le prêtre doit se référer en chaire non pas à ce qu'il a entendu en confession mais à ce que l'Église enseigne en matière de morale et doit tenir au principe de base suivant:


''Le confesseur ne peut, pour aucune raison, «trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière» (can. 983, § 1 CIC), de même que «l’utilisation des connaissances acquises en confession qui porte préjudice au pénitent est absolument défendue au confesseur, même si tout risque d’indiscrétion est exclu» (can. 984, § 1 CIC).'' (ICI)



Certes, je ne suis pas prêtre, mais je crois profondément en l'importance et en l'inviolabilité du sceau sacramentel. Je crois aussi en la grâce de l'oublie, ce qui n'a rien de magique (puisque la grâce ne remplace pas la nature mais la parfait) et concerne les grâces d'état accordées par Dieu à ses minitres.
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