Je reste sur ma faim…

Le Forum Catholique

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Jeanne Smits -  2021-03-02 20:57:46

Je reste sur ma faim…

Bonsoir Ptitlu,

Merci de m'avoir répondu.

Le lien belge ne fonctionne pas pour moi, et en tout état de cause ce que j'attendais de votre part, c'était une argumentation, pas le renvoi à un journal grand public.

Hélas, je continue de trouver peu de faits, mais des arguments d'autorité dans votre développement.

Vous dites reprocher à Pamela Acker « d'entretenir la confusion entre des milieux utilisés pour la recherche et les doses de vaccin. NON les doses de vaccin ne contiennent pas de matières fœtales ».

Je ne crois pas que ce soit exact. Elle explique au contraire que les "vaccins" ARNm ne contiennent pas ces cellules, et que Astra Zenaca est susceptible d'en contenir des traces. Cela est clairement exposé par elle dans son entretien de janvier avec John Henry Westen (
traduction ici sur mon blog).

Vous lui reprochez « d'entretenir la confusion entre l'origine de certaines lignées cellulaires et les cellules utilisées aujourd'hui, cinquante ans après ». Une fois de plus, elle expose les faits tels qu'ils sont : création de ces lignées à la suite d'expériences nécessitant plusieurs avortement volontaires et organisés à cette fin, dans un processus qui se poursuit au moins jusqu'en 2015 (dernière lignée connue de cellules fœtales obtenue à la suite d'un avortement). Où est la « confusion » ? Dans le fait de renvoyer à l'origine de la lignée HEK-293 par exemple ? Pourtant personne n'hésite à tenir le même genre de raisonnement à propos de la lignée HeLa, provenant d'une Noire américaine morte d'une tumeur du col de l'utérus, dont des cellules prélevées pour étude se sont révélées « immortelles ». Aujourd'hui on est d'accord pour dire qu'un tel prélèvement sans consentement n'est pas éthique et des règles strictes existent. On ne peut évidemment demander l'accord d'un fœtus, cette formalité est donc accomplie avec la mère qui, avant de subir l'acte qui tuera son enfant par sa propre volonté, donne son accord pour le prélèvement et l'expérimentation. Cela me semble tout de même problématique…

Tout le reste de votre réponse consiste (en substance) en une remise en cause de la probité, des qualités morales, et de l'intelligence des personnes qui dénoncent l'immoralité de l'utilisation de ces lignées obtenues à la suite d'avortements organisés à cette fin ; et vous les taxez de la crédulité, voire de crétinerie de ceux qui s'interrogent sur la moralité de l'usage de ces lignées cellulaires.

Or je ne les trouve pas arrogants ou malhonnêtes. Ils soulignent au contraire qu'il est généralement peu connu que les lignées cellulaires en question n'ont pas été obtenues à la suite d'un seul avortement il y a cinquante ans, mais résultent de multiples avortements (avant d'obtenir une lignée immortelle) pratiqués de manière particulièrement cruelle, et que la recherche de telles lignées ne s'est pas du tout achevée avec la lignée HEK-293. Ils soulignent volontiers que l'Académie pontificale pour la vie, comme d'autres institutions romaines, ne connaissent pas forcément ce contexte et au contraire, l'ignorent probablement.

D'ailleurs, la réponse de l'Eglise est de dire (toujours en substance) que cela est en soi inacceptable moralement, qu'il faudrait faire pression pour que les chercheurs aient recours à des méthodes non contestables sur le plan existe, mais que s'il n'y a pas d'autre moyen d'éviter une maladie très grave que d'avoir recours à des vaccins ainsi produits, on peut le faire en raison de l'éloignement et du caractère exceptionnel des circonstances de l'avortement.

Le COVID-19 est il une maladie très grave ? Pas pour les jeunes et les personnes en bonne santé. Y a-t-il une autre solution que la vaccination ? Quoi qu'en disent les autorités sanitaires et politiques de certains pays, qui comme la France, rejettent quasi systématiquement des traitements effectifs ou prometteurs (sinon comment expliquer que l'Inde ait à peine plus de morts que le Royaume-Uni, malgré une population vingt fois supérieure, le COVID serait moins fatal si l'on soignait rapidement plutôt que d'encourager les malades à attendre l'aggravation de leurs symptômes.

Pour revenir au lien vaccin-avortement, qui vaut à divers titres pour ceux aujourd'hui distribués en France… En particulier, j'ai été très frappée par la présentation par John-Henry Westen de l'interrogatoire du Dr Plotnik lors d'une affaire judiciaire (une femme refusant un vaccin pour cause d'utilisation de cellules fœtales résultant d'un avortement) du Dr Plotkin, où, de fil en aiguille, il est contraint de reconnaître que pas moins de 74 avortements ont été nécessaires pour obtenir une lignée de cellules dans le cadre de ses propres travaux, tous ces avortements ayant été pratiqués au-delà de 3 mois de gestation sur des fœtus sains, dans des conditions permettant de prélever des cellules vivantes sur des organes développés.

Désolée, mais je n'arrive pas à trouver cela anodin ou trop « lointain » pour pouvoir être considéré alors que l'on se trouve ici face à un système et non face à un fait isolé. Il faut savoir dire « stop » à un moment.

Considérant l'ampleur du massacre des tout petits perpétré par le biais de l'avortement légal, celui-ci étant en principe la condition de l'obtention de ces lignées, je vais me permettre une comparaison du genre reduction ad hitlerum (tant pis !). Que dirait on de l'utilisation de lignées cellulaires si celles-ci avaient été prélevées dans un camp de la mort après assassinat organisé à cette fin de sujets prometteurs, et ce de manière répétée sinon très fréquente ?

Je serai bien intéressée par votre réponse, Ptitlu.

Jeanne Smits




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