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Ceux qui, toutefois, pour des raisons de conscience, refusent les vaccins produits avec des lignées cellulaires provenant de fœtus avortés, doivent faire tout leur possible pour éviter, par d'autres moyens prophylactiques et un comportement approprié, de devenir des vecteurs de transmission de l'agent infectieux. En particulier, ils doivent éviter tout risque pour la santé de ceux qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons médicales ou autres et qui sont les plus vulnérables.
Le Pr Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations, a indiqué que « le vaccin stoppe la maladie au niveau des poumons mais pas forcément l'entrée du virus dans le corps, c'est là le problème. Pour qu'il empêche la transmission, il faut qu'il bloque la pénétration du virus au niveau de ces voies aériennes. » Il estime donc qu’un malade, ayant quelques symptômes sans forme grave, pourrait transmettre le virus tout en étant immunisé. D’après Bruno Pitard, directeur de recherche au CNRS, l’efficacité du vaccin va déterminer le niveau de contagion : « Pour vous donner une image, si vous avez 100 particules virales et qu'il en bloque 80, il en reste 20, vous pouvez donc avoir quelques symptômes. Si vous allez au cinéma et que vous toussez à côté d'une personne sans masque, il est possible de la contaminer ».