Mise en perspective

Le Forum Catholique

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Paterculus -  2020-11-26 13:31:11

Mise en perspective

Pour bien comprendre ces chiffres, il faudrait les rapporter à la pyramide des âges de ce clergé de moins de 75 ans.
Les maladies chroniques, par exemple, sont fréquentes dans les populations âgées - je pense au diabète 2 entre autres.

Et il n'y a pas que dans l'opinion "publique" que l'image du prêtre est dévaluée. Elle l'est aussi chez certains membres du haut clergé qui infantilisent leurs prêtres en les dépossédant de leurs responsabilités, soit en les transférant à des services diocésains, comme pour le catéchisme, soit en les rognant au profit des équipes d'animation...

Je me dois d'ajouter une petite illustration de la morgue d'une partie du haut clergé.
On a pu lire en janvier 1983 dans le bulletin commun aux deux diocèses de Besançon et de Belfort-Montbéliard, un compte-rendu du conseil épiscopal de Besançon. On y lisait que désormais l’équipe épiscopale avait déterminé sa position : quand un prêtre cessait son ministère, il fallait ne pas le remplacer, pour laisser aux laïcs un espace d’initiative. Ces messieurs qui se nommaient eux-mêmes « équipe épiscopale », comme s’ils avaient été tous évêques, manifestaient leur mépris des simples prêtres dont la présence constituait un obstacle aux initiatives des laïcs : en haut lieu, les prêtres, on n’en voulait plus. Ce détail avait échappé à mon curé, le Père André Marion. En le relisant il faisait des bonds.
A quelque temps de là il déclara dans une réunion de confrères que quand un prêtre mourait, à l’évêché on chantait un Te Deum. Ce chant en latin est un chant d’action de grâces et de victoire. Naturellement ce propos fut rapporté en haut lieu. Et le vicaire général lui fit savoir qu’on n’avait pas apprécié. « Je l’ai dit et je le répète, fit le Père André : vous chantez un Te Deum quand un prêtre meurt. » Il me raconta la scène. Je lui répondis que je ne savais pas ce qui les avait le plus blessés : qu’il leur dise qu’ils se réjouissent de la mort d’un prêtre, ou que quand ils se réjouissent ils chantent en latin !
(J'ai mis cette anecdote sur mon blog, en page souvenirs, à propos du Père André Marion. Quant à moi, je me disais que quand un membre de l'équipe épiscopale mourait, il fallait ne pas le remplacer, pour laisser aux curés un espace d'initiative...)

Votre dévoué Paterculus
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