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L'idée erronée selon laquelle les extraits sont le texte authentique et la traduction d'Anastase une manipulation, constitue une réponse grecque à la formule très dure qu 'Anastase lui même emploie contre les Grecs, accusés d'être des faussaires (préface à la traduction des Actes) : «pro futurorum cautela temporum arctius memoriae commendandum, ne forte procedente tempore in Graecis codicibus reperiatur huic Sanctae Synodo quidquam (...) suatim [ !] additum vel mutatum» {PL 129, 18C). L'expression n'est pas d'une élégance poussée.
Ironie de l'histoire. À la suite de l'alarme jetée par Anastase, le cardinal Hergenröther, dans son livre monumental sur la vie et les œuvres de Photius, rassure le lecteur : «In der That finden wir aber im griechischen Exemplar keine Zusätze, sondern weit eher Abkürzungen und Auslassungen» [en effet, on ne trouve dans l'exemplaire grec aucun ajout, mais plutôt des abréviations et des omissions - ND Meneau](Photios, Patriarch von Konstantinopel, II, Regensburg 1867, p. 64). Le problème est plutôt que le savant Anastase n'a pas toujours compris le grec qu'il lisait. Il le dit lui-même à la fin de la préface : «Rara praeterea interpreti doctiori interpretanda servavi» (PL 129, 18B = Mansi XVI, 9D). Mais revenons à notre passage.