Que penser des Parisiens ayant fui en Province le confinement ?
Le Forum Catholique
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Aétilius - 2020-03-20 10:02:04
Que penser des Parisiens ayant fui en Province le confinement ?
Comme vous avez pu le constater, certains même d'entre nous l'ayant peut-être fait, beaucoup de Parisiens, dès qu'ils ont appris que le confinement allait avoir lieu, se sont empressés de prendre les trains ou de trouver une voiture pour aller se réfugier en province.
J'en connais, qui étaient très fiers d'envoyer des photos d'eux sur les réseaux sociaux où on les voit en tongs et short par ce beau temps, écrivant qu'on était mieux confinés à la campagne qu'en ville.
Ces connaissances sont plutôt du genre à sans cesse prendre l'avion pour partir pas cher à l'autre bout du monde, et à avoir comme idéal une société liquide où tout le monde habite en ville, laissant la campagne aux animaux, très heureux donc par escrologisme qu'elle se dépeuple, et que n'y habitent plus que des vieux en grande majorité.
Mais ce comportement, humainement compréhensible, n'est-il pas criminel, quand on sait que nombre de porteurs sont sains et asymptomatiques, mais bombes à microbes tueurs pour les plus fragiles ?
Le civisme n'aurait-il pas du amener chacun à rester confiné dans son appartement, si vraiment le virus est extrêmement dangereux, plutôt que de faire courir le risque de le répandre dans des endroits où il était jusque-là absent ?
Quand on voit le nid à microbes qu'est un métro ou un bus parisiens bondés, il y a de quoi se poser des questions.
Je précise que je parle des habitants de Paris (moi-même y ai résidé 10 ans…), devenu depuis plusieurs jours officiellement un foyer d'infection, ce qu'ils savaient bien, pas de ceux habitant d'autres villes encore officiellement relativement épargnées, quand la décision macronienne a été officialisée.
La situation n'est pas comparable avec le fait de fuir des troubles dans une grande ville, car là il est question d'un virus tueur, dont on peut être porteur pour les autres, sans s'en apercevoir.
Bref, faudrait-il en confession évoquer un comportement pareil, sorte de meurtre potentiel du plus faible par égoïsme et/ou inconscience/irresponsabilité, et ou est-ce moi qui débloque ?
Je précise que j'aurais peut-être fait pareil, si j'avais été dans la même situation, étant plus facile de philosopher sur le pourquoi du comment quand on est en lieu relativement sûr...
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