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Messe de la nuit de Noël à Saint-Pierre Rome : nos impressions.
Sur le plan purement rituel, rien à dire : tout est à sa place. Par contre...
... le mélange des langues devient rapidement agaçant. On dit que c’est pour montrer l’universalité de l'Église. Soit. Mais dans l’Exhortation post-synodale (donc approuvée par par les évêques du monde entier) “Sacramentum caritatis”, on lit que lors des célébrations qui rassemblent des fidèles de sphères linguistiques différentes, « pour mieux exprimer l’unité et l’universalité de l’Église, (...) en harmonie avec les directives du Concile Vatican II, excepté les lectures, l’homélie et la prière des fidèles, il est bon que ces célébrations soient en langue latine (...) » En outre, si chaque fidèle avait à sa disposition, chez lui, un “vrai” missel (pas un truc jetable) latin-langue courante, la célébration pourrait être suivie par tout le monde, y compris par le biais des médias, sans avoir recours à ces speakers qui doublent systématiquement les textes liturgiques ;
... les choristes chantent avec des voix davantage faites pour l’opéra italien que pour le chant liturgique. En fermant les yeux, on se croit plus à la Scala de Milan qu’à une messe ;
... est-il nécessaire de faire appel à une “armada” d’évêques et de cardinaux donnant l’impression de faire de la figuration et de n’être là que par obligation ?
En résumé, une célébration emphatique dont le déroulement, au lieu de se conformer à la « noble simplicité » du rite romain, semble se dérouler de façon poussive et, à la longue, ennuyeuse.
On dit souvent que « le mieux est l’ennemi du bien », ce qui signifie qu’il est possible de gâcher une œuvre qui était bien en voulant trop bien faire pour chercher à la perfectionner. C’est vrai en liturgie.