L'inévitable plaisanterie éculée…
Le Forum Catholique
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pacem tuam da nobis, Domine - 2019-11-19 13:10:10
L'inévitable plaisanterie éculée…
…sur le sujet. Merci à M. Daoudal de ne pas nous l'avoir épargnée…
Faut-il rappeler qu'on ne peut mettre tout sur le même plan. «Il les créa homme et femme», est-il écrit (Genèse, 1, 27 et 5,2), mais nulle part, il n'est écrit, que je sache, «Il les créa homme et femme et non binaire, etc.», Cette plaisanterie met, avec une bonne foi qui n'est pas particulièrement éclatante, au même degré de naturalité les modalités ontologiques homme/femme de l'être-homme et de pseudo-identités ‘définies’ par le ressenti subjectif, psychologique d'individus postmodernes. Bien trop facile!
M. Daoudal – qui a certainement donné quelques conférences et les aura tout aussi certainement commencées d'un «Mesdames, Messieurs» plutôt que d'un simple «Messieurs» lorsque son auditoire était composé d'hommes et de femmes – ne comprend pas que, dans des messes de semaine, voire du dimanche, où prédominent très largement les femmes (~90%, certaines fois), il y a quelque chose qui cloche à y aller du seul «mes frères». Ouh là, difficile à comprendre!
Il s'agit non pas d'inclure les femmes comme on pourrait, dans l'idéologie inclusive, vouloir inclure les innombrables variétés des LGBT+, il s'agit simplement de s'adresser – «frères et sœurs», c'est un vocatif, pour faire usage de la terminologie grammaticale latine – à l'ensemble de la communauté physiquement présente et il se trouve qu'aujourd'hui (voir le P.-S.), le terme «frère», en dépit de son sens élargi bien attesté, n'est plus ressenti comme suffisant pour que toutes les personnes rassemblées se sentent prises en compte et en considération. M. Daoudal, à qui pourtant n'échappe aucune subtilité exégétique, ne parvient pas à le saisir. Étonnant et amusant!
Mais, soyons indulgents, tous, un jour ou l'autre, nous avons rencontré, rencontrons ou rencontrerons notre obstacle épistémologique ou cognitif invincible. Attendons simplement et sans impatience la prochaine blague hilarante de M. Daoudal sur le sujet pour le vérifier.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine
P.-S.: Pour ce qui est du sens élargi de «frère», bien réel et que je ne conteste nullement, il faut rappeler que, si les mots ont un sens que recueille le dictionnaire, ils ont également un halo, une pente et un âge. Et si, antan, le mot ‘frère’, pris en son sens élargi, passait pour s'adresser à des hommes et des femmes dans un contexte religieux, aujourd'hui, son halo, sa pente et, bien évidemment, son âge ne sont plus les mêmes et ils font que des femmes ont plus de difficulté à percevoir qu'on s'adresse également à elles à travers le seul usage du terme «frère». Sont-elles sottes!
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