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la grandeur d’une vie humaine quelles que soient ses conditions, une grandeur qui va tellement au-delà de tous les arguments en faveur ou en défaveur du choix que les médecins et la justice ont fait d’y mettre fin.
[…] J’exprime ici juste un seul regret, même si j’en ai beaucoup d’autres. A travers l’instrumentalisation du déchirement d’une famille, on a entretenu la confusion en considérant le cas de Vincent Lambert comme celui de quelqu’un en fin de vie. Or il n’était pas en fin de vie, comme du reste beaucoup d’autres personnes dites en état de « vie végétative » et qui sont suivies dans des centres spécialisés qui ne sont pas des soins palliatifs. La notion d’acharnement thérapeutique souvent citée n’a pas lieu d’être ici, sauf à considérer que l’alimentation par sonde est un traitement démesuré !