Le contenu n'est pas celui que le titre présente...
Le Forum Catholique
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Glycéra - 2019-07-05 22:22:35
Le contenu n'est pas celui que le titre présente...
Hélas, je n'aime pas du tout le titre.
J'étais heureuse d'avoir un avis sur la manière de voir l'enseignement, et j'y lis un jugement sur les positions personnelles quasi intimes de Maria Montessori.
Je pensais avoir une analyse des manières vitales pour enseigner à des enfants, et je lis un réquisitoire sur des personnes fondatrices. Je me moque complètement de savoir si on fait une sainte ou une folle de cette dame. Ce sont les bons choix à faire dans une école (ou en famille) qui m'importent.
On y lit un ramasse-tout de gens de cette sphère : les efficaces, les sereins et les fadas comme s'ils avaient eu de l'importance dans les écoles : mettre quasiment sur la même longueur le père Faure et Hélène Blavatski me dérange : j'ai l'impression que c'est de l'ignorance, un manque de hauteur de la part des auteurs. Je n'y ai rien appris, sauf l'avis des auteurs sur les gens cités.
Navrée pour l'abbé Olivier, mais là je suis déçue par la mauvaise qualité de l'étude de ce sujet important, passionnant et ô combien divin.
Enseigner, c'est "prêter sa torche" à celui qui va apprendre, disait Volkoff ce me semble. Se relier à celui qui désire apprendre, et par le coeur à coeur (au sens noble du coeur, centre de l'être), toucher le désir de connaître de celui qui est là pour acquérir un savoir, une pratique, et transformer ainsi, par sa volonté, le savoir en connaissance qui résidera en lui. Les parents procèdent ainsi, même s'ils ne s'en rendent pas compte académiquement : les prières s'acquièrent sur les genoux des parents, dit-on.
Les auteurs ont-ils assisté à des cours selon la "méthode Montessori" ? Un catéchisme pour les petits ? Une matinée où les enfants s'installent et apprennent ou s'exercent ? Interviewé un directeur-fondateur d'une école Montessori ? Connaissent-ils les productiosn et les principes de Steiner ? Ou de Decroly ? Je n'en ai nullement le sentiment en lisant l'article.
Certes, Maria Montessori a eu peur que ses façons soient polluées, dégradées, comme tout fondateur obstiné, certain de ce qu'il a découvert, et désireux de transmettre sans rien perdre. C'est humainement maladroit, mais c'est réel de défendre son poussin si bien couvé.
Certes, il y a eu des instituteurs rigides, et peu ouverts aux écoutes réelles de leurs petits élèves ; souvent, ceux-là appliquent des procédés, et n'ont pas compris le but, ils ne sont pas les plus persévérants, ni les plus nombreux dans ces écoles.
Entre les coups de règles sur les doigts pour faire ânonner en litanies les "tables de multiplication", et les copies de 100 lignes identiques qui n'ont jamais été une manière de dialogue d'enseignant, et les jeux loufoques permanents, sans jamais obligé à rester centré sur son activité, il y a mille et une méthodes, mille et une personnalités, mille et une dyade prof-élève. Eternelle querelle des caricatures des anciens et des modernes. In medio sata virtus.
L'article ne dit rien sur les façons "Montessori" d'aborder un sujet à étudier, sur les réactions des enfants aux propositions d'activité, sur leur évolution d'autonomie volontaire dans les découvertes et les exercices d'entraînements.
Non, je n'ai pas aimé du tout l'article sous ce titre.
Et j'aurais aimé avoir un avis sur la pédagogie, ses principes, ses choix spécifiques, ses originalités, et ses résultats réels.
Aucune interview non plus d'ancien élève qui parlerait avec du recul, de parents qui expliquerait leur choix, leur sou leur réticences avec les raisons précises.
Pour moi le titre de ce contenu aurait dû être : peut-on faire confiance à la conception philosophique de Maria Montessori ?
Mais le contenu aurait alors su en analyser les tenants, et non pas se contenter de citer les gens qu'elle a rencontrés, et peut-être pas suivi dans leurs théories. Je pense notamment à Hélène Blavatski, assez follement à côté de la plaque, et reniée, critiquée, et fuie par ceux de son époque qui connaissaient le sujet dont elle s'est emparée.
Le père Faure n'a rien à voir avec elle. Pourquoi le donner à penser en le citant aussi ?
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
qui a connu plusieurs familles, enfants, profs, et fondateurs de ces méthodes, appréciant souvent la relation entre les êtres, regrettant parfois le manque de soutien d'élèves doués mais flemmards.
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