Mai, Mois de Marie 28 ème jour

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ami de la Miséricorde -  2019-05-27 22:04:08

Mai, Mois de Marie 28 ème jour



MAI, le mois de Marie : 28ème jour :

Près de la croix, Marie nous est donnée pour Mère

Parmi les paroles si touchantes et si pleines de hautes leçons, que Jésus-Christ prononce sur la croix, il en est une qui paraît bien dure pour Marie : "Femme dit-il en montrant Jean, voici votre fils ! " O triste échange ! s'écit Saint Bernard; Jean vous est donné pour Jésus, le disciple pour le Maitre, le fils de Zébédée pour le Fils de Dieu.

Le coeur de Marie en est sans doute navré; mais à côté de la victime trois fois sainte qui s'immole par amour pour nous, pourrait-elle hésiter de s'y soumettre, elle qui nous aime aussi et plus que tous les esprits céléstes ? Dans la personne de l'apôtre bien-aimé, elle nous adopte pour ses enfants, et Saint Jean, transporté de joie à cette parole : Mon fils, voilà votre Mère, l'honore et l'aime désormais comme sa mère véritable.

Sur la confiance en Marie

La confiance en Dieu doit être entière. Comme Mère de Dieu, Marie est toute-puissante, et dans le ciel comme sur la terre rien ne saurait lui résister : l'Eglise le reconnaît, quand elle lui donne le titre de Reine du Ciel. Il est juste assurément que le fils communique sa puissance à sa mère, et la puissance du divin Fils de Marie étant sans bornes, il la donne à sa Mère dans la mesure qu'une créature peut en porter, en l'assurant de plus que jamais elle ne lui demandera rien sans l'obtenir. " Il est impossible dit Saint Bonaventure, qu'une prière faite à la Sainte Vierge ne soit pas exaucée, car elle ne sait ce que c'est de ne pas compatir à nos maux ou de ne pas les soulager."

Notre confiance doit être filiale; comme Marie est bien réellement notre mère, notre confiance en elle doit avoir un caractère particulier et s'imprégner d'un sentiment qui n'a point la confiance que nous inspirent les autres saints. Une mère n'aime pas, ne gratifie et ne pardonne pas, comme le fait un ami ou un bienfaiteur; elle est tout autrement bonne et généreuse cette mère du divin amour et de la sainte espérance.

Prions Marie avec la confiance et l'abandon d'un enfant; dans nos misères et dans la douleur que nous inspirent nos péchés; implorons sa clémence, comme un enfant expose ses besoins à sa mère, lui découvre les plaies de son coeur, et remet son avenir entre ses mains. S'il est des prières qu'elle n'exauce pas, ce sont celles qui ont pour objet des biens dangereux et ce refus prouve encore sa tendresse maternelle : une bonne mère arrache des mains de son enfant le 1er qui pourrait le blesser.

Pieuse maxime : Il est certain que l'amour de Dieu ne consiste pas à verser des larmes ni à ressentir une douceur ou une tendresse de coeur, mais bien à servir Dieu avec justice, force et humilité.

Source : Les quatre mois réunis de l'Abbé Guillaume 1890
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