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Le 7 mai 1954, le camp retranché français de Diên Biên Phu tombe sous l’assaut des troupes du général Giap, commandant de l’armée Viêt-minh. C’est la fin de la plus longue et la plus meurtrière bataille de l’après Seconde Guerre mondiale. Et la dernière grande bataille de la guerre d’Indochine (1946-1954).
«Je sens que la fin approche, mais nous nous battrons jusqu’au bout.» (Général de Castries)
Vers 15 heures, un message annonçait que les Viets entouraient le centre de résistance principal où se trouvait le P.C. du général de Castries et qu’ils se trouvaient à 300 mètres des mitrailleuses et des armes braquées pour garder les abris et les blockhaus. À 16 h40, le général de Castries communiquait pour la dernière fois avec le général Cogny. «La situation est extrêmement grave. Les combats sont confus et se livrent partout, les Viets encerclent tous les points d’appui. Je sens que la fin approche, mais nous nous battrons jusqu’au bout.» Cogny: «Bien compris, vous vous battrez jusqu’à la fin. Pas question de hisser le drapeau blanc sur Diên Biên Phu, après votre héroïque résistance.» Castries: «Bien compris. Nous détruirons les canons, les chars et tout le matériel de radio. Le poste des «porteurs» sera détruit à 17 h30. Nous nous battrons jusqu’au bout; au revoir, mon général. Vive la France.» Ce furent les derniers mots du général de Castries.
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