je parle des choeurs de cathédrale
Le Forum Catholique
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JVJ - 2019-04-16 16:12:15
je parle des choeurs de cathédrale
pas des gares de Metz ou de Strasbourg...
Le sujet est "la cathédrale de Paris".
Et cela dépend aussi de la fermeté du DRAC, du CRMH... Celui du Grand Est vient d'être promu DRAC adjoint, c'est dommage pour les lieux qui me sont chers. Au moins avec cet homme, qui n'est pas croyant, on pouvait dénoncer l'enfumage de certains clercs. Songez à la tête du DRAC ou du CRMH qui, en réunion ou in situ, s'entend dire par le curé, le vicaire général ou l'évêque himself que Vatican-II-a-dit (en mentant avec arrogance ce faisant !). Si l'évêque, maître de la liturgie dans son diocèse et singulièrement dans sa cathédrale, assène telle chose, comment un vulgaire directeur des affaires culturelles saurait lui rétorquer qu'on se moque totalement de la place autour du nouvel autel que l'évêque veut faire payer à l'Etat (illégal) nécessite la destruction des gradins du XIXe s. et de reculer les stalles, de détruire tout trône pour une question d'humilité ! Dans la cathédrale de mon diocèse natal, on a servi à l'Etat que le maître-autel devait être mis au chevet pour la perspective et parce que, pour les ordinations et les saintes huiles, on manquait de place ! Mal m'en a pris de dire dans la presse qu'à raison d'une ordination tous les trois ans et d'un prêtre à la fois, la place existait. Et que les saintes huiles se faisaient en tournant dans les églises du diocèse ! Sans l'Etat, un Mgr Aillet respecterait sa cathédrale, quand un Mgr Pontier ou Mgr Riobé ferait place net.
On trouvera toujours des exemples douteux ou atroces avalisés par l'Etat, évidemment.
Pour les catholiques, j'ai mon bêtisier qui doit un jour compléter le volume sur L'histoire du vandalisme (coll. Bouquins) dans sa partie "vandalisme clérical".
Le curé de mon enfance, membre de l'Opus sacerdotale, très proche de Fontgombault et saint prêtre au bréviaire en latin, persécuté à Langres par la clique, fut cependant celui qui basarda dans les années 70 la chaire et les autels latéraux de sa principale église. Il faillit installer dans l'abbaye d'Auberive Fontgombault puis les chanoines de l'opus Mariae, si le presbyterium et la clique n'avaient pas voté contre.
Je connais un conservateur des MH qui a envoyé en justice un curé qui a scié illégalement une table de communion classée. L'évêque s'en tamponnait (je ne vois pas d'autres termes). Le curé enfuma le maire en disant que le cercueil avait besoin de place pour pivoter (tiens, les cercueils ont augmenté subitement en taille ?). Il y eut des réunions de conciliation en sous-préfecture... Des pressions sur le DRAC, afin qu'il calme le conservateur qui faisait observer la loi. Ce dernier eut le malheur de rappeler que de surcroît ces tables pouvaient avoir encore leur "utilité" liturgique (sans parler des choeurs sans table qui rétablissent des pancartes et des filets pour interdire le passage...). Du coup, le conservateur fut classé parmi les lepénisto-lefebvristes ! La commission diocésaine d'art sacré soutenait l'acte illégal et iconoclaste.
La table fut ré-installée en partie...
Je suis de près les aménagements des cathédrales. J'ai le justificatif, très mal rédigé, de Mgr Raffin quand il voulut sévir à Metz. C'est affolant.
Hélas, les CRMH et les commissions parisiennes chargées de voter les projets ne sont pas non plus composées que de personnes versées dans le respect que "nous" espérons du clergé. Globalement, les fous sont du côté catholique et des CDAS, pas de l'Etat.
L'Etat prend même partie de ces commissions pour de doux amateurs, incapables de distinguer entre un bénitier du XVe siècle et une bassine à faire la confiture.
Les conservateurs du patrimoine sont vraiment conservateurs, lequel qualificatif n'est pas du tout bien porté dans l'Eglise...
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