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Après les condamnations des cardinaux Pell et Barbarin. Une Église assiégée et déboussolée
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1. Un tribunal spécial pour juger le Pape ?
Le cardinal Pell et le cardinal Barbarin ont été condamnés sur base de preuves discutables, etc...
[à noter que le cardinal Barbarin, en appel actuellement, devrait être innocenté.. Et que le Cardinal Pell vient de décider de faire appel. En effet, une de victimes s'était rétractée sur son lit de mort en indiquant que le cardinal Pell était innocent et que les faits en cause n'ont strictement aucun témoin et le forfait soi-disant commis semblent matériellement impossible…]
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Si la manière de traiter le cas d’un évêque présumé coupable ou négligent est encore incertaine, que faire quand c’est le pape en personne qui est mis en cause ?
Car c’est bien ce qui est en train de se passer. François n’a pas encore répondu à ceux qui – comme Carlo Maria Viganò, l’ex-nonce aux États-Unis – l’ont accusé d’avoir protégé et promu jusqu’au bout l’ex-cardinal Theodore McCarrick malgré qu’il était au courant de ses nombreux abus. Et il continue à se taire plus de six mois après avoir promis aux journalistes pendant la conférence de presse dans le vol de retour d’Irlande le 26 août 2018 : « Enquêtez et puis je parlerai ».
En outre, l’ombre d’une autre affaire plane encore davantage sur le pape François, il s’agit de l’affaire de l’évêque argentin Gustavo Óscar Zanchetta, secrétaire de la Conférence épiscopale argentine puis promu évêque d’Orán à l’état 2013 avant de démissionner pour des « raisons de santé » assez floues à l’été 2017 mais rapidement élevé par le pape, en décembre de la même année, à une charge vaticane créée sur mesure pour lui d’« assesseur » de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, en dépit des dénonciations très détaillées des exactions de Zanchetta avaient été transmises par des ecclésiastiques du diocèse d’Orán aux autorités compétentes, en Argentine et à Rome, à plusieurs reprises entre 2015 et 2017.
Là encore, le pape François se tait. La seule décision qui ait été rendue publique, c’est que Rome a ordonné une enquête préliminaire en Argentine sur Mgr Zanchetta.
Si jamais cette enquête, une fois remise à Rome, devait confirmer la responsabilité du pape François, il restera encore à voir comment concilier l’exigence d’un juste procès avec le droit canonique qui spécifie au canon 1404 que « Le Premier Siège n’est jugé par personne » mais au §2 du canon 1405, il spécifie que « à moins d’en avoir reçu au préalable le mandat, un juge ne peut connaître d’un acte ou d’un document confirmé en forme spécifique par le Pontife Romain. »