50 ans après, même espoir déçu à lire ces lignes
Le Forum Catholique
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Glycéra - 2018-11-18 11:03:38
50 ans après, même espoir déçu à lire ces lignes
Un mélange … dans ce texte à lire avec des crayons de couleur en main.
(technique des couleurs ? J’ai pris : en jaune de qui est enseignement de fond, de principe ; en bleu ce qui est évidence, quasi truisme ; en gris ce qui est concession au monde actuel ou contingence contemporaine. Puis j’ai relu pour comprendre la construction et les buts du texte.)
J’attends, j’espère, j’appelle des gens d’Eglise qu’ils me portent plus haut, plus près de Dieu et de son amour sans mesure.
Ici, je suis déçue… et je pleure de l’être.
Je note :
- Prémice dès l’introduction :
1 - Le devoir de transmettre le vie quand on est époux : est-ce à dire que nul ne peut s’y dérober ? Quid des virginités conjointes (rarissimes, mais autorisées par l’Eglise ?) Les époux sont loibres, de se marier ou non, de cocher la case « j’admets et reconnais les conditions du contrat », et kje réponds (responsable) de mon acte engagé.
Ce devoir, source de joies, certes, mais « parfois » de bien des peines. Et ce « parfois » sert de ligne de conduite pour la question de « différer les naissances quand ce sont de bonnes (qui juge ?) raisons »
La société évolue (Dieu le savait-il ? l’ignore-t-il ?) et de nouvelles questions se posent. Certes, mais Dieu demande-t-Il qu’on change ses réponses, qu’on les torde ?
2 – Dieu ne savait-Il pas que le nombre des hommes serait plus grand que le sable de la mer ? A-t-Il demandé à Abraham de nous apprendre à compter pour dire « stop » ? Qui décide ce qui est « convenable » ou non pour les moyens matériels à fournir aux enfants ? Et partant ainsi de l’individu qui veut décider dans son foyer, il est automatique de rejoindre ce que les individus groupés en une société sans Dieu veulent faire : décider pour ses frères, jusqu’à imposer les vues de ceux qui se sont proclamés (ou fait proclamer dans des campagnes de votes) dirigeants de leurs frères en humanité. Où est la suprématie spirituelle, la conduite de Dieu dans les affaires des hommes ? Perdue avec les sacre de nos rois, perdue déjà en Israël avec le refus des paroles des prophètes.
Si « on assiste à un changement dans la manière de considérer » est-ce pour autant que des gens d’Eglise ont à promouvoir une tricherie avec ce que Dieu a fait quand Il a créé l’humain ? Qui rappelle l’écoute de son conjoint ? St Paul dit de ne pas se refuser à son conjoint qui « en a besoin ». St Paul dit aussi de savoir écouter son conjoint. L’épouse qui l’a choisi comme chef de son foyer, et l’époux qui entend son épouse comme il entend sa propre chair (chair = corps + psyche).
Alors, si besoin, si accord d’accueil du conjoint, n’est-ce pas le coup de pouce de Dieu pour donner une autre vie ? Dieu n’oublie aucun des oiseaux du Ciel, ni aucun des parents, jour à jour.
Les gens d’Eglise expliquent-ils cela aux candidats-époux ? Si peu sont capables d’entendre, est-ce une raison pour mettre la Parole sous le boisseau ?
La loi ?
Certes, elle est une barrière de sécurité, mais… est-elle l’essence du chemin ?
St Augustin « aime, et fais ce que tu veux », après St Paul, après St Jean scandent : ceux qui ont l’Amour n’ont pas besoin de la loi. Qui Aime ne peut dérailler ! Qui veut le bien, le bonheur, et l’accomplissement de son conjoint ne peut lui nuire ! (Sauf faute passagère, à reconnaître et corriger).
Pourquoi limiter la marche des humains en leur faisant sans cesse palper les rampes de sécurité ? Se marier, c’est prendre son vol, pour danser à deux dans le soleil de Dieu, et montrer à ses oisillons à en faire autant…
Je reste très choquée qu’on puisse dire :
Mes finances me permettent 7 enfants, ou 3 … // La nervosité de mon époux rend impossible d’avoir plus de 2 enfants. // Payons d’avoir la cuisine et la voiture, on verra après pour une troisième chambre. //
Où est l’accueil des potentialités divines là-dedans ?
Que nos contemporains se posent ces cas de conscience-là est indéniable, respirant l’air du temps, mais c’est faire Judas de se mettre à la remorque de tels discours contingents, et c’est ce même orgueil pour dire : « les pays en voie de »
- de quoi ? Ah oui, de « développement » (vers où ? quelle progression spirituelle vue là-dedans ?) !-
ces pays, donc, inférieurs à nos « progrès » sont inférieurs en humanité, car ils laissent faire ce que Dieu a fait. Seule voie : apprendre à chaque être qu’il compte aux yeux de Dieu, et qu’en devenant plus humain= plus spirituel, il saura aussi rendre les siens plus heureux, plus responsables, et plus stables dans leur chemin vers le Ciel qui attend tout homme le désirant.
Sans aider d’abord l’homme à se changer intérieurement, l’Eglise faillira à sa mission, qui est de conduire le monde, et de lui parler de la part de Dieu, des vérités divines, dans toute leur beauté responsable et infinie.
Non, on ne « fait » pas un enfant : on l’accueille quand il se présente dans la matrice que Dieu a faite.
Non, nous n’avons jamais « voulu » aucun de nos enfants : ils étaient libres de venir s’ils le désiraient. Ecouter son corps et son cœur, y compris de celui avec qui on ne fait qu’un. Les périodes de désir mutuel sont audibles !
Pas de stackanovisme du nombre, comme j’en ai trop vu aussi ! Aucune femme, à la porte du Paradis, n’est jugée sur le nombre ou les décisions de ses enfants : mais seulement sur l’exemple qu’elle leur a donné au long de ses jours !
Non, ce texte n’est pas un grand texte pour les époux… il est juste un guide rempli de concessions faciles à déformer.
La preuve ? Nombre de catholiques sincères y voient … la permission de « réguler » l’arrivée des enfants tout en jouissant des bonheurs contenus dans les corps comme tout « le monde » le réclame. Je ne dis pas que ce texte y pousse, je dis que bon nombre d’âmes qui désirent être pieuses et le rester y lisent cela : une bénédiction à ce savoir bien choisir « ses » jours hors des fertilités médicalement repérées.
Nos ancêtres n’avaient pas plus d’enfants que nous, mais ils étaient, certainement, comme ceux des pays plus protégés des rationnalismes, plus souples à la main de Dieu. Dieu a donné, Dieu a repris, Dieu pourvoit ! Dieu est Providence : Deo gratias ! (même si ma petite cervelle ne comprend pas son mode d’action).
Oui, je reste, 50 ans plus tard, très choquée qu’un pape ait pu dire que la « raison et la volonté de l’homme de l’humain) » peuvent -validement- refuser (à priori) d’accueillir l’âme que Dieu aimerait bien envoyer …
Priver une âme de la Joie éternelle est bien lourd de conséquence !
Glycéra
Qui aurait aimé pouvoir mettre ici le texte en couleur. A chacun de reprendre les 12 pages et ses crayons pour faire cette analyse …
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