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Réponse : Pour en revenir à la question initiale, il faudrait une profession de foi semblable à celle de Paul VI, en 1968, pour réaffirmer ce qui est catholique, face aux erreurs et aux hérésies qui se sont répandues immédiatement après le Concile Vatican II, surtout à cause de la publication du Catéchisme néerlandais. En l’occurrence, il s’agirait de réaffirmer certaines vérités sur les sacrements, la morale et la doctrine sociale de l’Église, et de rejeter également tout doute ou erreur qui aurait pu se répandre, même involontairement, sur ces questions.
Question : Quelqu’un a fait remarquer que l’initiative de la Correctio, aussi sensationnelle fut-elle, n’est pas nouvelle, car déjà à l’époque de Jean-Paul II et de Benoît XVI, et même sous le pontificat de Paul VI, il y avait déjà eu des manifestes et des pétitions de théologiens, clercs et laïcs, à titre individuel ou en groupe. Ces personnes considéraient que le Concile Vatican II, par anti dogmatisme, avait introduit une rupture avec l’Église précédente ; ils accusaient donc les Pontifes romains de centralisme et de fermeture aux exigences de la modernité. Peut-on y voir une analogie avec ce qui se passe aujourd’hui ?
Réponse : Non, parce que c’était une attaque anticatholique contre le Magistère catholique. D’autres théologiens et laïcs, hostiles au Concile, ont exprimé leur opposition à toute saine innovation. Dans les deux cas, il s’agissait de protestations et non de corrections. Actuellement, ceux qui sont placés aux postes clés de l’establishment ecclésiastique, se taisent ou se contentent d’une défense officielle de l’institution, sans jamais entrer dans l’étude des hérésies qui font l’objet de demandes de corrections, en particulier, en ce qui concerne l’exhortation apostolique Amoris laetitia. Il faut rappeler de cet avertissement de saint Pie X, dans l’encyclique Pascendi : le fait de ne jamais confesser clairement sa propre hérésie est le comportement typique des modernistes, parce que c’est de cette façon qu’ils peuvent se cacher dans l’Église.