en effet un nouvel évêque français qui va au coeur

Le Forum Catholique

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Luc Perrin -  2018-10-05 15:07:48

en effet un nouvel évêque français qui va au coeur

des choses : bien loin, au passage, de la confusion qui règne à Rome actuellement avec une fausse conception de la "miséricorde", en ce domaine comme en d'autres.

"Le deuxième facteur est une conception elle aussi confuse de la miséricorde. L’autorité ecclésiastique et, parfois, l’autorité judiciaire, ont eu tendance à considérer qu’il s’agissait de l’égarement d’un moment qu’une remontrance et la honte que ce fait soit connu de l’autorité suffiraient à empêcher de se reproduire. L’autorité n’a pas su – et sans doute pas voulu ‒ examiner davantage les causes profondes de ces actes dont, sou-
vent, pour la raison dite plus haut, elle n’a pas su voir l’ampleur. Les évêques ou les supérieurs religieux ont donc estimé que la miséricorde les obligeait à faire confiance en la bonne volonté du prêtre coupable, à l’aider à avancer sans l’enfermer dans sa faute, souvent en tâchant de changer ses conditions de vie soit pour l’éloigner au moins un peu de la
tentation (mais jamais assez nettement) soit pour remédier à telle ou telle cause de déprime ou de perte de dynamisme spirituel.
Un élément important du traitement du pardon a été négligé, et cette négligence révèle quelque chose de l’état spirituel du temps où nous sommes : la réparation, c’est-à-dire ce qui, en tout état de cause, est dû à la personne victime. Pour éviter toute confusion, précisons que « réparation » ne désigne pas ici principalement la compensation des préjudices matériels, psychologiques ou moraux subis par un paiement financier imposé au coupable, mais le processus plus fondamental qui fait que le coupable prend sur lui au moins une part du poids du mal qu’il a causé.
Parce qu’on ne réalisait pas (mais, nous venons de le dire, on n’y avait guère réfléchi) les dégâts produits chez le ou les enfants, on a pu penser qu’un éloignement géographique des lieux de la « chute » ou une mise à l’écart d’un ministère éducatif (mais en négligeant souvent que les prêtres rencontrent des enfants ou des jeunes de mille manières dans
l’exercice ordinaire du ministère) pouvaient suffire à remettre le prêtre coupable sur le bon chemin et lui permettraient de se rattraper dans un service nouveau. C’était malgré tout oublier que le pardon suppose que le coupable reconnaisse le mal qu’il a commis et en assume la gravité. " (Mgr de Moulins-Beaufort, p. 11)

Il souligne avant combien l'étiquette "pédophilie" recouvre des cas très différents et contribue à obscurcir la question qui est bien plus large que les seuls enfants.

Hélas Wuerl a toujours toute la confiance du pape François et ce sont les Rosica, Cupich, Baldisseri et Schönborn qui mènent la danse infernale pour ce Synode de la jeunesse.
Les évêques qui ont un enseignement clair ne sont, pour la plupart, pas dans la faveur du Pape et donc leur voix est étouffée dans la mécanique du néo-synode destiné à faire advenir un néo-catholicisme dans une néo-Église détachée des Écritures, de la Tradition et de la plus élémentaire et naturelle décence.
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