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''Mgr Viganò, dans sa lettre, affirme que Marc Ouellet lui a parlé au téléphone en novembre 2011 pour l'informer que le pape Benoît XVI avait imposé au cardinal Theodore McCarrick, ancien archevêque de Washington, des sanctions à cause de relations intimes que Mgr McCarrick entretenait avec de jeunes hommes du séminaire où il habitait dans la capitale américaine. Plus loin dans sa lettre, Mgr Viganò accuse Mgr Ouellet d'avoir «?couvert les méfaits de McCarrick?» en tolérant que ces sanctions soient levées après l'élection du pape François, parce que le prélat québécois était préfet de la Congrégation pour les évêques. Une trentaine d'autres prélats, en plus du pape, sont accusés de ne pas avoir sévi contre Mgr McCarrick, qui a été formellement accusé d'agression sexuelle remontant à la fin des années 60 par un tribunal canonique du Vatican en juin dernier.''
''La Presse a envoyé une demande d'entrevue à Mgr Ouellet à son adresse personnelle du Vatican, mais n'a pas eu de réponse. Mais son silence ne doit pas être interprété comme un appui à Mgr Viganò, selon Philippe Vaillancourt. «?On a beaucoup parlé d'un froid entre François et Mgr Ouellet, mais s'il avait voulu, en cinq ans, le pape aurait pu nommer un nouveau préfet de la Congrégation pour les évêques. Certains ont interprété une lettre de François à Mgr Ouellet en 2016, où il critiquait le cléricalisme, comme un désaveu. Mais l'année suivante, Mgr Ouellet a été s'adresser aux évêques canadiens et a fait une défense en règle de l'exhortation apostolique Amoris Laetitia.?» Ce document de François est souvent critiqué dans les milieux conservateurs parce qu'il ouvre la porte à la communion pour les divorcés qui se sont remariés civilement.''