Bref historique de l’introduction de nouvelles prières eucharistiques dans le NOM
Le Forum Catholique
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Candidus - 2018-04-04 15:50:09
Bref historique de l’introduction de nouvelles prières eucharistiques dans le NOM
Je propose à ceux qui lisent l’anglais et que la question intéresse, la lecture d'un article du Père Cassian Folsom, O.S.B. où l’on apprend que Hans Küng a été à l’origine de la dynamique qui a conduit à l'introduction de nouvelles prières eucharistiques dans le NOM. On constate que cette introduction révolutionnaire, tout à fait étrangère à la tradition du rite romain, s’est réalisée exactement comme a été introduite la communion dans la main : certains évêques hollandais en ont pris l'initiative, Rome et notamment Paul VI s'y sont tout d'abord opposé, puis petit à petit ont cédé sous la pression.
Voici un résumé de l’article :
Les Pères conciliaires n’ont jamais sollicité l’introduction de nouvelles prières eucharistiques. Ils auraient été horrifié si on leur avait dit que dix ans plus tard, le Canon Romain serait pratiquement disparu de la célébration de la liturgie latine.
Dès 1963, le funeste Hans Küng a été à l’origine des premières remises en question du Canon Romain et de la composition de nouvelles prières eucharistiques. Rapidement la Hollande a suivi le mouvement et a basculé dans un prurit d’initiatives de ce type. Des évêques hollandais et flamands ont commencé à utiliser, sans l’accord de Rome, de nouvelles prières eucharistiques.
Pendant ce temps, le Concilium, commission chargée de l’application de Sacrosanctum Concilium, organisait le “Groupe d’étude numéro 10” dont la tâche était de réviser le missel. Ce groupe partait du principe (totalement étranger à la lettre et à l’esprit de Sacrosanctum Concilium) que le Canon Romain était plein d’imperfections : qu’il serait ennuyeux et terriblement répétitif de l'entendre réciter quotidiennement en langue vernaculaire, que les listes de saints qu’il comportait était trop “locales”, que son style était trop indigeste et sa composition disparate.
Dès le début de ces initiatives, Paul VI avait manifesté sa réticence à ce que l’on touchât à la partie la plus ancienne et la plus noble du rite romain. Par la suite, son entourage est parvenu à le persuader que l’on permît “deux ou trois” alternatives “pour une utilisation lors de moments particuliers et spécifiques” sans que jamais ceux-ci fussent précisés. Dès que Paul VI eut donné sa permission, le Concilium s’est mis au travail, et à partir du 15 août 1968 l’usage de 3 nouvelles prières eucharistiques était autorisé, avant même la publication du NOM.
Trois ans plus tard, la Congrégation du Culte Divin expliquait à Paul VI que l’Institut Liturgique de Paris recensait environ 200 prières eucharistiques en circulation et qu’il fallait mettre un peu d’ordre dans cette anarchie, ce qui conduisit à l’introduction, officielle cette fois-ci, de "nouvelles nouvelles prières eucharistiques”.
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