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Or la vie éternelle consiste dans la pleine connaissance de Dieu, comme le montre clairement Jn 17, 3 ; il est donc nécessaire que de cette connaissance surnaturelle quelque commencement advienne en nous ; et cela a lieu par la foi, qui tient par une lumière infuse les choses qui dépassent la connaissance naturelle [16].
L’Aquinate est formel : le désir naturel de voir Dieu n’est pas un « désir naturel du surnaturel [17] ». La nature humaine n’inclut pas un désir inné du surnaturel, et l’homme laissé à ses seules forces ne peut vouloir absolument la vision béatifique ; c’est seulement dans la lumière de la foi, infusée en nous avec la grâce sanctifiante, que ce désir devient efficace [18].