La formation du prêtre : un enseignement à la hauteur de la vocation sacerdotale

Le Forum Catholique

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Louisneuf -  2017-06-17 15:09:56

La formation du prêtre : un enseignement à la hauteur de la vocation sacerdotale

"Dans les séminaires et dans les noviciats, il faut beaucoup insister sur le caractère sublime de la vocation sacerdotale. Il faut dépeindre avec grandeur la sainteté des devoirs auxquels les prêtres s’engagent. Il faut expliquer comment les prêtres peuvent se damner s’ils ne répondent pas aux exigences de leur vocation. Il faut aussi évoquer concrètement la croix que les prêtres vont avoir à vivre par amour pour moi, sans omettre les tentations qu’ils vont devoir subir et la guerre insidieuse que le Malin va leur livrer tous les jours de leur vie. Il faut éviter à tout prix qu’ensuite les prêtres ne prétendent n’avoir pas été mis au courant des tourments qui les attendant, des coupes amères qu’ils devront boire, de la solitude du cœur qui sera la leur, des persécutions et des calomnies dont ils seront l’objet à cause de mon Nom…

Mais il faut aussi leur enseigner l’autre aspect des choses : la grâce insigne de leur élection, les dons et les charismes particuliers qui leur seront accordés ainsi que les divines bénédictions dont ils seront enveloppés. Il faut aussi insister sur la force de Dieu et sur l’amour infini que l’Esprit Saint a pour eux. Bref, il ne faut pas manquer de souligner ce qui élève le prêtre au-dessus de la condition des autres hommes et, enfin, il faut insister sur la grâce des grâces, qui est celle de pouvoir dire la Messe et de pardonner les péchés au nom de Dieu, c’est-à-dire d’ouvrir aux âmes les portes du paradis.

Je désire susciter une puissante réaction dans le clergé, je désire éveiller l’attention des évêques à la formation des âmes sacerdotales, les sensibiliser à la nécessité d’une surveillance plus étroite des corps et des âmes dans les séminaires, et ce, afin que les prêtres soient conscients de leur dignité sacerdotale, qu’ils deviennent des hommes cultivés humbles et remplis de compassion et d’amour pour l’Esprit Saint et pour Marie.

Il faut que les prêtres qui se préparent à servir à l’autel comprennent bien que le Père s’apprête à leur confier des âmes et que, pour ce faire, ils doivent devenir de plus en plus semblables à moi, avant même d’être ordonnés.

Que les futurs prêtres se rendent bien compte que le Père va leur communiquer le principe même de sa fécondité, afin qu’ils donnent des âmes saintes à l’Eglise de Dieu. C’est pourquoi ils doivent être remplis de gratitude et d’amour envers le Père et envers la Trinité qui, en chacun des actes de leur futur ministère, opérera en eux. Les prêtres doivent vivre en elle, adorant, aimant et bénissant les trois Personnes divines.

Il faut enseigner aux prêtres que, plus que les autres hommes, ils ont une filiation sainte et divine avec le Père, une fraternité sainte et pure avec le Verbe fait homme et une union intime, parfaite et constante avec l’Esprit Saint qui, par ses dons, ses lumières et son feu divin, est celui qui éteint les traits enflammés de la concupiscence du Malin et les protège.

Il faut insister sur cette Présence trinitaire dans la vie des prêtres qui, en chacun des actes de leur ministère et de leur vie de prière personnelle, sont accompagnés par les trois Personnes divines. Si j’insiste sur ce point, c’est qu’il est très négligé. Les prêtres n’y pensent pas, ils se contentent de nommer la Trinité de manière mécanique et routinière, sans réaliser que les trois Personnes sont à leur côté. Cet abandon et ce manque de dévotion contristent fort mon Cœur …

Il faut montrer aux prêtres qu’ils ne doivent plus vivre qu’à l’intérieur de ce ciel divin qu’est la Trinité et qu’ils doivent trouver leurs délices dans la contemplation de l’éternel bonheur dans lequel nagent les trois Personnes divines. Il faut leur dépeindre la Trinité sainte comme leur ciel sur la terre et leur dire qu’en elle ils trouveront, s’ils le veulent, leur bonheur, leur repos, leur paix, leur félicité, leur sérénité et leur tout.

Il faut aussi prévenir les prêtres en leur disant de ne pas s’aviser à chercher leur bonheur ailleurs que dans la Trinité et en Marie. C’est là qu’est le centre de leur vie… C’est là qu’ils puiseront lumière, force, vertus, dons et tout ce qui leur sera nécessaire. Pourquoi donc chercher ailleurs ce que l’on ne peut y trouver ? Dans la Trinité réside un abîme de sagesse et de pensées sublimes, un océan insondable de perfections, d’amour, de consolations et de bonheur dans les épreuves. Les prêtres trouveront tout dans la Trinité, tout en moi qui suis le Dieu-Homme. En moi est la demeure de tous les prêtres, des prêtres sauveurs, des prêtres purs, doux, saints, crucifiés, et de tous les évêques, de tous les séminaristes, qui tous ont été saisis par l’amour du Père et des âmes comme moi, qui tous sont crucifiés pour le Père et pour les âmes, tous généreux et remplis du seul zèle de la gloire de Dieu, fixant toujours le ciel sans pour autant négliger les petites choses de la terre, celles qui sont pour ma gloire.

Je veux régner sur le monde par mes prêtres saints. Je veux être aimé par des millions d’âmes qui soient pures et animées par le seul désir de me consoler, en glorifiant le Père par l’Esprit Saint. Car la gloire de mon Père est ma grande consolation. Et, comme les prêtres sont ce qu’il aime le plus sur terre, je veux lui offrir des prêtes selon mon Cœur, et selon l’idéal que j’ai vécu moi-même sur cette terr. Cet idéal, les prêtres doivent le conquérir dans le sang et dans les larmes, mais surtout en s’offrant au Verbe qui est le canal par lequel le Père et l’Esprit Saint déversent leurs grâces.

Que les évêques s’émeuvent et se meuvent ! Qu’ils entreprennent l’œuvre de restauration de mon Eglise, qui doit commencer par les prêtres. Il y a en elle beaucoup de paille et peu de grains, beaucoup d’apparences et peu de profondeur, beaucoup de feuilles et peu de fruits. Mon Eglise est pleine de monde, mais hélas ! rares sont ceux qui répondent au désir de mon Cœur.

Même si le Bien y fait contrepoids au mal, je suis fatigué de voir tant de médiocrité, de voir que le monde s’enfonce, non pas à cause du manque d’ouvriers pour le travail de ma vigne, mais à cause du manque de bons et saints ouvriers, qui soient uniquement préoccupés de mes intérêts et de la gloire de mon Père. Au sein même des communautés religieuses, il y a beaucoup de choses qui laissent à désirer. C’est pourquoi j’attends et désire une réaction passionnée de tous en faveur de mon Eglise si aimée. Et je sais que cette réaction viendra, qu’elle viendra par l’Esprit Saint et par Marie, pour moi qui suis le Verbe et pour les Œuvres de la Croix.

Le temps est venu de toucher les cœurs de beaucoup d’évêques et de prêtres, de les secouer pour qu’ils se reprennent !
N’attends plus car il y a urgence pour le salut des âmes. Je te le répète, si la tiédeur s’est emparée d’elles c’est à cause du manque de prêtres saints, emplis de zèle et d’amour pour ma Croix, et c’est faute de missionnaires qui annoncent cette Croix, la vient et embrasent les cœurs d’amour pour elle.

Une vague d’impiété et de sensualité déferle sur le monde et même sur le Sanctuaire, affligent mon Cœur jusqu’au plus intime. Le Malin gagne du terrain et croit déjà remporter la victoire… Pendant ce temps-là, il ne faut pas que mes prêtres dorment et ne s’occupent que de leurs affaires…

Une nouvelle génération de prêtres dignes et d’apôtres de feu va se lever, poussée par l’élan de l’Esprit Saint et l’amour de Marie, et ils vont mettre le feu à ce monde paganisé par Satan."

(« A ceux que j’aime le plus, confidences de Jésus au prêtres », Conchita Cabrera de Armida (1862-1937), Pierre Téqui éditeur, p 62)
Dans ce livre se trouve aussi une lettre du Cardinal Castrillon Hoyos, du Cardinal Rivera Carrera, sur les éléments théologiques par le Père juan Gutiérrez Gonzalez, sur les éléments historiques par le Père Carlos Francisco Vera Soto.
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