Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Le Forum Catholique

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ami de la Miséricorde -  2017-06-02 00:28:24

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

II. LA FOI DOIT ÊTRE LA BASE DE TOUT RÉCONFORT

(...) C'est pourquoi nous qui, à beaucoup de signes, sentons que notre foi est faible, prions-le qu'il lui plaise de la fortifier. Et disons d'abord avec Lui dans l'Évangile : « Je crois, mais viens au secours de mon incrédulité ! » (Mc., 9, 24). Prions avec les apôtres : « Seigneur, augmente notre foi » (Lc., 17, 5). Et enfin, méditons les paroles du Christ et disons-nous que : Si nous ne permettions pas à notre foi de tiédir et même de refroidir, de perdre sa force en éparpillant nos pensées sur des futilités, nous cesserions d'accorder de l'importance aux choses de ce monde et nous ramasserions notre foi dans un petit coin de notre âme. Nous la sèmerions alors comme la graine de sénevé dans le jardin de notre cœur, après en avoir arraché toutes les mauvaises herbes, et le germe grandirait et les oiseaux, c'est-à-dire les anges, descendraient dans nos âmes et feraient fructifier les vertus dans les rameaux de notre foi (Mt., 13, 18-32). Avec une ferme confiance dans la parole de Dieu nous soulèverons une montagne d'afflictions (Mt., 17, 20) tandis que, si notre foi est chancelante, elle ne déplace- ra même pas une taupinière. Au terme de ce premier entretien, je vous dirai que puisque un réconfort spirituel suppose une base de foi et que personne autre que Dieu ne peut la donner, nous ne devons cesser jamais de la lui demander.

VINCENT : En vérité, mon cher oncle, la foi me paraît à moi aussi primordiale et même tellement indispensable que sans elle tout réconfort spirituel serait absolument vain. Je prierai Dieu de me donner une foi vive et entière. Et vous, mon cher oncle, poursuivez votre exposé sur le réconfort spirituel contre le désespoir.

ANTOINE : Bien volontiers, mon cher neveu.

III. ÉPROUVER LE DÉSIR D'ÊTRE SOUTENU PAR DIEU NOUS EST DÉJÀ UN SOUTIEN

Je prierai pour obtenir le premier réconfort, savoir : le désir d'être soutenu par Dieu. Car le désir d'être réconforté est aussi indispensable à un affligé que la volonté de guérir à un malade. On peut diviser en deux groupes les gens qui sont dans le chagrin : ceux qui luttent et ceux qui s'abandonnent. Cette dernière catégorie peut également se diviser en deux. Il y a d'abord ceux qui sont tellement plongés dans le désespoir qu'ils se refusent à toute pensée et tombent dans une sorte de léthargie. Ils commettent le plus grave des péchés mortels en se laissant choir ainsi dans l'inertie. Il y a ensuite ceux à qui le malheur a fait perdre toute patience et rendus si susceptibles qu'il est inutile de leur parler. L'irritation les fait déraisonner. Ceux-là commettent le grave péché de colère. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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