Imprimer le Fil Complet
La constitution au sein de la congrégation pour le Culte divin – mais à l’insu du cardinal qui la préside ! – d’une Commission destinée à détricoter l’instruction Liturgiam Authenticam sur les traductions des textes liturgiques donne lieu depuis quelques semaines à un vif débat sur la question
Silencieux jusqu’ici, le cardinal Robert Sarah, Préfet du Culte divin, s’est exprimé avec clarté et vigueur sur le sujet au cours de l’importante communication qu’il a adressé la semaine dernière aux participants aux 18èmes rencontres liturgiques de Cologne (voir notre lettre 587). Sa défense de Liturgiam Authenticam ne souffre aucune ambiguïté : « On reproche à l’Europe politique d’abandonner ou de nier ses racines chrétiennes. Mais la première à avoir abandonné ses racines et son passé chrétiens, c’est incontestablement l’Église catholique postconciliaire. Certaines Conférences épiscopales refusent même de traduire fidèlement le texte original latin du Missel romain. Certains réclament que chaque Église locale puisse traduire le Missel romain, non pas selon l’héritage sacré de l’Église et suivant la méthode et les principes indiqués par Liturgiam Authenticam, mais selon les fantaisies, les idéologies et les expressions culturelles susceptibles, dit-on, d’être comprises et acceptées par le peuple. Mais le peuple désire être initié au langage sacré de Dieu. »