Ce dubium n°5 semble manifester une incompréhension ...

Le Forum Catholique

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Ion -  2017-01-19 15:39:23

Ce dubium n°5 semble manifester une incompréhension ...

... d'AL. Ce que récuse Veritatis Splendor dans le numéro cité par ce dubium est que la conscience pourrait être autonome et décider du bien et du mal. Dans AL, il n'en n'est absolument rien ! Si la conscience a besoin d'être éclairée, c'est précisément qu'elle ne possède pas toujours la vérité, et elle a besoin de l'aide du confesseur et de l'Esprit Saint pour discerner. On est dans AL à l'opposé de la décision autonome. AL et la loi de gradualité ne vont pas du tout, mais alors pas du tout, dans le sens d'une maturité morale qu'à juste titre VS rejette.


Extraits de VS
Dans leur volonté de mettre en relief le caractère « créatif » de la conscience, certains auteurs donnent à ses actes le nom de « décisions » et non plus de « jugements » : c'est seulement en prenant ces décisions de manière « autonome » que l'homme pourrait atteindre sa maturité morale. Il ne manque pas d'esprits pour estimer que ce processus de maturation se verrait contrarié par la position trop catégorique que prend, sur bien des questions morales, le Magistère de l'Eglise, dont les interventions feraient naître, chez les fidèles, d'inutiles conflits de conscience.

56. Pour justifier de telles positions, certains ont proposé une sorte de double statut de la vérité morale. En plus du niveau doctrinal et abstrait, il faudrait reconnaître l'originalité d'une certaine considération existentielle plus concrète. Celle-ci, compte tenu des circonstances et de la situation, pourrait légitimement fonder des exceptions à la règle générale et permettre ainsi d'accomplir pratiquement, avec une bonne conscience, ce que la loi morale qualifie d'intrinsèquement mauvais. Ainsi s'instaure dans certains cas une séparation, voire une opposition, entre la doctrine du précepte valable en général et la norme de la conscience de chacun, qui déciderait effectivement, en dernière instance, du bien et du mal. Sur ce fondement, on prétend établir la légitimité de solutions prétendument « pastorales », contraires aux enseignements du Magistère, et justifier une herméneutique « créatrice », d'après laquelle la conscience morale ne serait nullement obligée, dans tous les cas, par un précepte négatif particulier.



Ion
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