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il est le seul représentant du courant souverainiste ; il est le seul à avoir travaillé en entreprise (consultant en relations humaines et cadre dans la métallurgie) ; il est le seul à ne pas être libéral ; il est le seul à avoir obtenu un doctorat en philosophie ; il est le seul à ne pas promettre 50, 80 ou 100 milliards d'économies sur les dépenses publiques ; il est le seul à être "un fils de chômeur"
"Je n'ai pas toujours été chrétien, je suis un converti, prévient-il. Les discours sur le mode la religion est contraire à la liberté, empêche de vivre, d'aimer... je les ai tenus, moi aussi."
Sur l'Europe, il opte clairement pour une Europe des nations qui ne confierait à l'UE que les tâches essentielles : prise en charge des migrants, sécurisation des frontières extérieures, lutte contre la prévarication des acteurs américains du numérique...
(il)a voté contre le traité de Maastricht, contre le traité de Lisbonne et contre le pacte de stabilité budgétaire présenté par François Hollande (alors que ses camarades de droite l'ont soutenu).
Autre différence notable avec ses concurrents de la droite : la dénonciation farouche de l'atlantisme de François Hollande et de ses concurrents de droite (un bémol pour Fillon). Une politique extérieure qu'il juge "catastrophique" mis à part les interventions militaires au Mali et en Centrafrique. "On pouvait difficilement être plus atlantiste que Sarkozy. Et pourtant, Hollande a réussi à gravir une marche de plus. C'est un exploit !" ironise-t-il. Poisson prône tout au contraire un renversement d'alliance à travers la signature d'un accord-cadre entre l'Union européenne et la Russie, ne serait-ce que pour mettre fin à cet embargo qui pénalise l'agriculture française."