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“Le pontife a dit vrai, en déclarant qu’il ne pouvait pas garder le silence sans trahir le dépôt de la doctrine traditionnelle. Au point où en sont venues les choses, son silence aurait été une énorme concession, la reconnaissance implicite du principe fondamental du modernisme : la possibilité, la nécessité, la légitimité d’une évolution dans la façon d’entendre les dogmes ecclésiastiques, y compris celui de l’infaillibilité et de l’autorité pontificale, ainsi que dans les conditions d’exercice de cette autorité.” (Loisy, Simples réflexions, p. 23.)
“La partie de beaucoup la plus étendue de ce document est consacrée à un exposé et à une discussion du modernisme. L’auteur en est quelque subtil théologien scolastique, extraordinairement familier avec son sujet que, néanmoins, il critique à la lumière de ses propres principes. (…)
Aucun moderniste n’a le droit d’être surpris de cette encyclique, sinon du courage et de la simplicité inaccoutumés avec lesquels, laissant de côté la diplomatie et les équivoques habituelles, elle ne craint pas de présenter, à un monde étonné, toutes les conséquences logiques, pratiques non moins que spéculatives, de la théologie scolastique.” (Tyrrell, article publié dans le Times du 30 septembre 1907.)