au sujet de la vertu et des peuples vertueux

Le Forum Catholique

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jejomau -  2016-08-29 14:24:20

au sujet de la vertu et des peuples vertueux

Montesquieu écrit dans "L’esprit des lois ", Tome 1, Livre 4, chapitre 5:

« C’est dans le gouvernement républicain que l’on a besoin de toute la puissance de l’éducation. La crainte des gouvernements despotiques naît d’elle-même parmi les menaces et les châtiments; l’honneur des monarchies est favorisé par les passions, et les favorise a son tour: mais la vertu politique est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénible.

On peut définir cette vertu, l’amour des lois et de la patrie. Cet amour, demandant une préférence continuelle de l’intérêt public au sien propre, donne toutes les vertus particulières ; elles ne sont que cette préférence.

Cet amour est singulièrement affecté aux démocraties. Dans elles seules, le gouvernement est confié a chaque citoyen. Or, le gouvernement est comme toutes les choses du monde : pour le conserver, il faut l’aimer.

On n’a jamais ouï dire que les rois n’aimassent pas la monarchie, et que les despotes haïssent le despotisme.

Tout dépend donc d’établir dans la république cet amour; et c’est à l’inspirer que l’éducation doit être attentive. Mais, pour que les enfants puissent l’avoir, il y a un moyen sur : c’est que les pères l’aient eux-mêmes.

On est ordinairement le maître de donner à ses enfants ses connaissances; on l’est encore plus de leur donner ses passions. Si cela n’arrive pas, c’est que ce qui a été fait dans la maison paternelle est détruit par les impressions du dehors.

Ce n’est point le peuple naissant qui dégénère
; il ne se perd que lorsque les hommes faits sont déjà corrompus ».


Montesquieu affirme donc que le régime Démocratique ne peut exister que parce que le peuple qui habite cette nation est vertueux. Il fait un lien essentiel entre le régime politique et l'individu vertueux

Si je transpose ce qu'il dit sur le plan social, on pourrait affirmer alors que les pèlerins, comme les croisés, ne pratiquaient pas la fornication comme vous semblez l'entendre car - a priori - chaque individu partait déjà dans un but noble et hautement vertueux en soi. Nonobstant quelques brebis galeuses bien sûr.

Je ne vous rejoins donc pas sur ce terrain. En revanche, concernant les JO.........


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