Être le patron de la radio de toutes les droites ne donne pas tous les talents

Le Forum Catholique

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le torrentiel -  2016-07-21 11:19:42

Être le patron de la radio de toutes les droites ne donne pas tous les talents

Tout d'abord, je remercie XA, dont j'ai vu passer un message me disant qu'il me suivait, message que je ne vois plus dans le fil, mais l'important est que je l'aie reçu.


À l'écoute de l'émission de Martin Pelletier signalée par goupillon, une évidence s'impose à moi:


À la mort de Jean Ferré, HDL a sauvé la radio d'une ♀situation administrative encore plus catastrophique que celle que l'on imaginait. Jean Ferré s'était donné corps et âme à la radio qu'il avait fondée et à la défense des idées qu'elle portait. C'était depuis toujours un bon journaliste, ce n'était pas un administrateur. HDL, énarque, était un bon administrateur, c'est un piètre "président de comité éditorial".


Il a dès cette époque fait face à une campagne de "sicophantes" qui, après s'être organisés pour le déboulonner, comme aujourd'hui "les beiges" mercantiles, qui voudraient certainement imposer de la publicité sur "radio courtoisie" en plus d'en prendre le contrôle, sont passés à autre chose, non sans lui avoir gardé rancune de ne pas s'être laissé renverser.


La situation aurait été plus apaisée si HDL et avant lui Jean Ferré avaient su partager le pouvoir et distribuer les compétences selon la répartition des talents , comme il devrait en aller en régime chrétien où nul n'a tous les talents.


HDL s'est déchargé d'écouter toutes les émissions comme le faisait Jean ferré, en confiant cette tâche à Dominique Paoli, mais il ne lui a pas laissé le soin d'organiser la grille. Il n'en a pas fait une directrice d'antenne. Il a voulu être administrateur de la radio et directeur d'antenne. S'il a commis une erreur, c'est celle-là. Ce n'est pas parce que celui qui a reçu beaucoup de talents en recevra encore qu'il doit prendre de l'avance en se donnant ceux qu'il n'a pas.


Il a conforté la dimension "semifantaisiste" de sa candidature à l'élection présidentielle en expliquant que tout était parti de deux comptes Tweeter, le sien et celui qu'avaient ouvert de jeunes gens intrépides qui voulaient faire passer les idées de Lesquen sous couvert de candidature à la présidentielle: la candidature relevait du canular, mais le compte Tweeter transformé en site permettait à Lesquen d'exprimer ses idées sur un mode bref, résumé et caricatural, qui correspondait bien à la tournure de son esprit vif, combattif et provocateur: "J'écris sur Tweeter tout ce quii me passe par la tête, et j'y passe énormément de temps". De quoi donner raison à ce commentateur du métablog qui disait qu'il était sur ce réseau social comme un adolescent. Mais son site lui permet de développer,et le patrimoine intellectuel qu'il a produit avec le Club de l'horloge, comme ce qu'il développe à l'antenne de "radio courtoisie" (où, s'il n'est pas un bon directeur d'antenne, c'est un bon patron d'émission), font référence pour qui veut connaître sa pensée. (H. de Lesquen disait de S. de Beketch qu'il était meilleur à l'écrit qu'à l'oral. Je pense, moi, que Lesquen est meilleur à l'oral qu'à l'écrit.)


HDL a aussi fait litière du racisme qu'on lui reproche: "Je ne connais pas la haine. J'ai des ennemis public ("hostis"), mais je n'ai pas d'ennemi personnel ("inimicus"). J'ai la conscience de race, mais je n'ai pas de haine raciale. Mon racisme est celui de de Gaulle disant que la France est un pays accueillant à d'autres "races" pourvu qu'elles restent minoritaires (car la nation ne se confond pas avec la race [ce qui est le point de vue d'Henri Guaino répondant à Nadine Morano]), mais la France doit rester essentiellement un pays de race blanche et de religion chrétienne".


Le nazisme a maudit, et l'antiracisme a banni l'emploi du mot "race", dont on oublie qu'il était employé couramment au XIXème et au début du XXème siècle pour désigner, non seulement les différents types humains tels qu'ils apparaissaient visiblement au travers de leurs couleurs de peau et d’autres caractères physiques des cinq "races" dans lesquelles se divisait l'espèce humaine, mais encore la famille (chaque individu est le "moment d'une race", écrivait Mauriac, critiquant la bourgeoisie bordelaise; j'ai vu tel insulteur de Lesquen, drapé dans son antiracisme, le traiter de "fin de race"). Aujourd'hui, la malédiction du mot "race" (à laquelle le simple nom de Maurras a dû contribuer) fait que la race n'est plus le mot physique de l'identité nationale de la majorité du peuple.


Quant à l'accusation portée contre lui de demander le retour à l'esclavage, HDL explique qu'il s'est seulement rendu coupable d'avoir signalé les travaux d'un historien que William Falkner n'aurait pas récusé malgré son gauchisme de façade, non plus que l'auteur d'Autant en emporte le vent, et qui montrait que les esclaves du Sud avaient un niveau de vie et d'intégration sociale supérieur, malgré l’existence de l'esclavage, à celui des Noirs et même de certains Blancs du Nord malgré la non existence de l'esclavage. J'ajouterai que l'esclavage économique existe toujours : le nom ne fait rien à l'affaire...


Tout cela, c'est ce que j'ai toujours entendu dire à Henry de Lesquen en l'écoutant de bonne foi. Les "beiges" se sont mis à écouter de mauvaise foi en imaginant se pousser du col et passer pour des oies blanches, au milieu de la bronka qu'essuie Lesquen, avec la gourmandise du provocateur pujiliste.


"Les beieges" ne sont pas des faiseurs d'opinion, mais des défaiseurs de réputation. Or la réputation est généralement faite et défaite par des calomniateurs, qui écoutent de mauvaise foi. Entendre de mauvaise foi les propos que lo’n doit rapporter est devenu le sport favori et la morale des journalistes. En cela, "les beiges" sont bien des journalistes de leur temps…
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