l'esprit d'escalier : le libéralisme et Léon XIII sur Radio Courtoisie
Le Forum Catholique
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F. de T. - 2016-07-04 17:23:37
l'esprit d'escalier : le libéralisme et Léon XIII sur Radio Courtoisie
La lecture du post sur le Ralliement de Léon XIII m’a rappelé une émission de Radio Courtoisie que j’avais entendu le 30 mai 2016. Les sujets sur le libéralisme économique traités par H de Lesquin me rendent habituellement le « bouton rageur » pour reprendre l’expression d’Anne Coffinier dans son bobineau « publicitaire ». Mais la présence de l’abbé de Tanouarn m’a intrigué puis intéressé puis perturbé dans mes « présuposés idéologiques » car j’aime bien me « laisser interroger » et surtout instruire. Et comme j’ai retrouvé la vidéo de l’émission je peux me permettre de poser des questions sur ce Forum sur ce que je n’ai pas compris.
Ce qui m’a le plus intrigué (à la minute 15 de la vidéo) c’est l’interprétation de l’encyclique Libertas de Léon XIII par l’abbé. Celui-ci aurait condamné le "libéralisme politique", mais en ce qui concerne le "libéralisme philosophique", la question de vocabulaire rend l’exercice impossible, il vaut mieux employer le terme de "relativisme" condamné par Benoit XVI.
Or à la lecture de l’encyclique, je n’ai pas compris la distinction. En voici un exemple : « Et, en effet, ce que sont les partisans du Naturalisme et du Rationalisme en philosophie, les fauteurs du Libéralisme le sont dans l’ordre moral et civil, puisqu’ils introduisent dans les mœurs et la pratique de la vie les principes posés par les partisans du Naturalisme. ».
A la lecture de cette encyclique j’y vois (en béotien) une condamnation de ceux qui veulent extraire quelque champ de l’activité humaine à la morale (dont le champ économique).
Par ailleurs, une discussion entre H de L (grand théologien devant l'éternel comme chacun sait, quand on a fait l'ENA n'est-ce pas!) et ce Charles Gave (invité pour son livre "un libéral nommé Jésus") portant sur le juste prix m’a amusé : Saint Thomas se serait trompé en parlant de cette notion. Le prix n’est que fonction de ma propre subjectivité. J’attache une valeur infinie à la breloque de ma grand-mère.
Puis-je humblement objecter qu’il est fort peu probable qu’il se trouve un acheteur à cette valeur infinie ?
Suis-je le seul à me choquer de ce Jésus « libéral », disciple anachronique des philosophes économiques des lumières ? Une relecture des grandes paraboles de l’évangile pour le moins border-ligne.
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