Petit clin d'oeil à Abenader: Amoris laetitia et 1984

Le Forum Catholique

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Athanase -  2016-04-11 14:04:14

Petit clin d'oeil à Abenader: Amoris laetitia et 1984

Je lui dédie ces lignes suivantes:

Winston savait qu'il était dans une situation objective de péché, mais qu'il pouvait bénéficier de l'aide des sacrements. On lui avait bien parlé de péché, mais, en même temps, on osait lui affirmer qu'il n'y avait pas de caractère mortel. C'était à la fois fascinant et inquiétant. Il était avec celle qu'il aimait et qu'il désirait et se sentait encouragé. Le concubinage était à la fois un péché, mais une situation imparfaite sur laquelle il fallait éviter les jugements hâtifs. Il était triste, car la chair est triste, mais heureux en même temps, car ce vice lui semblait conforté.

Winston était à la fois heureux, il pouvait consommer, s'épanouir charnellement, et, en même temps, inquiet. Il était dans les deux situations simultanées. Il se disait qu'il pouvait communier tout en sachant qu'il ne pouvait pas, mais qu'il pouvait le faire parce que la possibilité lui était donnée, mais sans qu'on le lui ait dit ouvertement.

Il péchait, regrettait son péché, mais continuait, mais après, il était amer, car il voyait bien que quelque chose n'allait pas. Il continuait, mais au fond de lui, ce qui lui restait de consscience s'insurgeait.

Winston avait compris: il avait la double-pensée en lui. Il pleurait et rirait et devait comprendre que pour le restant de ses jours, il en irait ainsi. Il comprenait que le problème était sans fin. Pour se consoler, il prit alors du maté argentin qu'il ingurgita. Il avait compris qu'il n'était plus qu'un pantin et que sa pensée avait été brouillée par l'éclatement des concepts. C'était en réalité le but. Maintenant, il se transformait en objet à jouissance charnelle. C'était fini.

O'Brien l'avait durement sermonné et révélé ses véritables intentions. Mais le plus curieux est qu'O'Brien parlait de péché, et qu'il ne disait pas renier l'enseignement constant, tout en le neutralisant. Peut-être qu'O'Brien savait lui-même qu'il était dans la contradiction, mais c'était voulu et assumé.

Il souriait à la fin: le péché, c'est la joie, la fornication, la Rédemption, le péché mortel, l'état de grâce.
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