Mes réponses à vos réponses

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le torrentiel -  2016-01-10 09:52:56

Mes réponses à vos réponses

Cher Signo,

"Le front national n'a jamais tué personne". Vous allez un peu vite en besogne. Un journaliste médiatique vous citerait je ne sais plus quel "crime raciste"attribué un jour à ses colleurs d'affiche. Faut-il laisser cela?

Le Front national n'est pas un parti hors-sol. Pour savoir s'il n'a tué personne, il faut identifier l'idéologie qui le porte. D'où vient-il ? C'est au fond la question que pose l'article de TC. François duprat était un de ses co-fondateurs, il était ouvertement fasciste et négationniste. Le Front national comptait aussi des compagnons de la libération au sein de son appareil.Mais Jean-Marie le Pen a lui-même expliqué l'étrange hybridation à laquelle il voulait procéder : il s'agissait de réunir tous les patriotes, de quelque côté qu'ils aient été pendant la guerre, pour défendre désormais l'identité et la souveraineté française. L'idée ne vous paraît-elle pas étrange ? Le gaullisme d'un Florian Philippot est d'importation dans ce parti et si la greffe prend mal auprès de ses militants et sympathisants historiques, ce n'est pas seulement en raison du manque de culture gaulliste de son thuriféraire officiel.

Si vous dites que le Front national n'a jamais tué personne, on pourrait presque en dire autant du parti communiste français qui, quelque liens qu'il ait eu, dans l'internationale à laquelle il appartenait, avec les partis frères, s'apparentait davantage à un facilitateur de "lien social" (comme on ne disait pas encore dans les banlieues rouges) qu'à une impitoyable machine à tuer.

Le parti communiste français n'a pas eu autant de fusillés qu'il a prétendu durant la guerre, il a eu ses martyrs, il a fait fusiller et ardemment participé à l'épuration, il est donc directement responsable de quelques morts, mais cela est dû au fait qu'il était dans la politique active quand le Front national n'était pas encore né.


Secondo: Vous tirez argument du fait que Joseph et Marie étaient d'honnêtes observants de la loi juive, sans qu'on puisse réellement en savoir beaucoup plus, pour en inférer que le Verbe incarné était aussi un identitaire. Pardon, mais c'est faux. Car quel est le modèle d'humanité qui résulte de cette éducation honnêtement observante ?Un Jésus qui quitte son père et sa mère, qui délaisse l'autorité des légistes pour affirmer sa propre autorité. Un Jésus qui fait scandale parce qu'Il est à la fois capable et habilité à dire : "On vous a dit, Moi je vous dis", sans abolir un iota de la loi.

Tertio :

L'etat est comme Charlie, il "n'ira pas au paradis", Aucune structure n'en relève, vous avez raison sur ce point. Tout juste peut-on demander à une structure de n'être pas une structure de péché. Or l'Etat froid que vous décrivez et dont vous prétendez qu'il est le modèle traditionnel, non de corps politique, mais de l'autorité auquel aspire l'eglise, cet etat peut certes dans une certaine mesure garantir le citoyen contre son péché en punissant la faute morale. Il peut l'aider à ne pas faire de mal, il ne peut pas le pousser à faire le bien. Vous-même en convenez implicitement en ne saisissant pas la perche que vous tendait Peregrinus en parlant de "charité politique" à propos del'Etat que vous décriviez.

Non seulement vous ne reprenez pas cette expression, mais vous prenez un contre-exemple en parlant de la peine de mort et en prétendant que l'Eglise y a toujours été favorable. Pardon là encore, mais elle a évolué sur ce point, et même évolué depuis la parution de son Catéchisme il y a une vingtaine d'années.Evoluer, est-ce un gros mot ? Pourquoi a-t-elle évolué ? Cyniquement, parce que, monarchiste sous les rois, droit de l'hommiste sous les régimes issus de la Révolution et mondialiste depuis qu'existe l'ONU, l'Eglise est essentiellement opportuniste sur le plan politique. Son Royaume n'est pas de ce monde, pour parler plus respectueusement.

En l'occurrence, cette évolution est bienvenue, car l'Eglise s'est rendue compte qu'elle ne pouvait pas à la fois proscrire l'avortement et défendre la peine de mort. Il n'y a qu'une position cohérente : c'est la défense de la vie, qui proscrit à la fois l'avortement et la peine de mort. Marion Maréchal le Pen ne serait pasde mon avis, mais son opinion sur la peine de mort ne nous engage ni vous, ni moi, si j'ai bien compris.

Sur quoi je vous souhaite un bon et saint dimanche autant que faire se peut pour vous et pour moi.


Le torrentiel
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