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Ajoutons que " inducas " n'est pas à proprement parler un impératif, mais un subjonctif, ce qui est beaucoup moins abrupt. Si on avait voulu en latin une forme impérative, cela aurait donné " noli inducere nos ", littéralement : " ne veux pas nous faire entrer ". La forme au subjonctif est respectueuse de la majesté divine, et peut se rendre par : " Puisses-tu ne pas nous faire entrer en tentation ".
Enfin, le mot inducere ne peut en aucun cas se traduire par soumettre. Ajoutons que c'est le propre d'une langue liturgique que de mettre entre l'orant et le texte une distance telle que celui-ci peut prendre une valeur particulière. Tandis que dans une langue utilisée aussi pour les autres usages quotidiens, cette distanciation n'est guère possible, d'où le malaise perceptible chez un grand nombre de fidèles de tous âges et de toutes conditions à propos de la traduction de ce passage.