J'ai du mal a savoir si j'ai bien compris....

Le Forum Catholique

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Castille -  2015-09-05 15:41:34

J'ai du mal a savoir si j'ai bien compris....


Voilà pourquoi il me semble que la politisation bipolaire des chrétiens en France est une absurdité. Il n’y a pas des intégristes d’un côté et des progressistes de l’autre. Ce disjonctivisme d’ordre politique (R.P. Pinckears, OP) est un non-sens. Tout cela doit être dépassé. Il y a en réalité les fidèles catholiques qui répondent aux engagements de leur baptême et qui constituent un seul peuple, un seul troupeau, sous un seul Pasteur…Et il n’y a qu’un seul Peuple de Dieu. Comme saint Paul dit qu’il n’y a qu’une « seule foi, un seul baptême ». Affubler des chrétiens de titre politique, c’est déjà tomber dans les divisions, dans l’idéologie semeuse de zizanie et c’est quitter le domaine de la foi transcendante qui unifie et rassemble. Voyez les conflits autour de la « messe » : la messe est sensée normalement « rassembler » et non « diviser !!! Tant qu’on qualifiera – en France – les chrétiens de tel ou tel titre, « de droite ou de gauche », de « conservateurs ou de progressistes », « d’intégristes ou de modernistes », on n’arrivera à rien. Ces catégories politiques ne mènent nulle part, sinon à la division. Il faut sortir de cette impasse ! Le jeune chrétien qui veut s’engager, en France : qu’il vive sa foi, qu’il prie, qu’il aime, qu’il soit serviteur, qu’il soit bon, qu’il demeure fidèle, qu’il « soit » ce qu’il est : chrétien ! Sa cohérence lui donnera l’autorité naturelle et surnaturelle suffisante pour convaincre autrui de ce qu’il est authentique et donc « chrétien »… !
Enfin, je trouve que le « mal typiquement français » (probablement hérité du jansénisme, un « passé qui ne passe pas ») consiste en ce vide de charité qui anime souvent les rapports entre croyants. On constate ça-et-là une animosité d’un « parti contre l’autre », des divisions inutiles et des haines d’un autre âge… ! Les querelles autour du rite liturgique font preuve de ce manque de charité… ! Tout cela vient de ce que l’acte de foi n’est pas précédé de l’acte de charité. Or, quand on « croit » vraiment, on ne se contente pas de « croire » seulement mais on « aime » avant tout ; les vertus ne sont pas placées les unes à côté des autres ; elles ne sont pas hermétiques, au contraire, elles croissent ensemble, elles vivent ensemble, elles communiquent, elles sont unies dans un mariage mystique de communion. Si seulement les catholiques français pouvaient « aimer en croyant » et « croire en aimant », nous serions sortis « d’affaires » !

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s-progressistes-du-printemps-de-l-eglise-s-essoufflent/#QDYP2zDKcZC1EsxH.99

Que propose Mgr Lantheaume dans ce cas? Quoiqu'ignorante en la matière, il me semble que la différence de rites s'enracine dans le degré de spiritualité (ou de sensibilité). Certains prient avec le silence et ont du mal dans le bruit. D'autres se croient morts dès qu'ils n'entendent pas des sons, des mots sans sens, autour d'eux.
Doit-on comprendre que tout cela est interchangeable, sous prétexte de même foi. Les chants a Apollon n'avaient rien de commun avec ceux a Bacchus. Pourtant il s'agit d'une même panthéon.
J'ai la faiblesse -voire le tort- de vouloir qu'on m'entretienne du Christ le soir de Noel et non de la lutte des classes, du préjugé racial, ou de l'injustice du patronat. C'est néfaste a mon âme; cela lui alourdit l'envol. Elle en suffoque carrément.. Outre que cela manque de charité envers les petites gens qui voudraient un trêve cette nuit-la au moins de la part des curés mélanchoniens. Le prêtre ne doit trop entrer dans le siècle. Voila une différence. Cela ne m'empêche pas de prier pour que le catholicisme redevienne au moins celui de la fin du 19e siècle. Au moins.. C'est pas cher ça?

De même il est impossible -interdit au reste- d'écouter éreinter la doctrine et/ou l'église catholique sans broncher. Aimer son prochain, même catholique, c'est lui souhaiter la persévérance finale et non montrer du respect humain. Car très au bout du compte, c'est de ça que Mgr ne parle.... pas.

Il n'est pas exclu que j'aie mal compris. Mais enfin, il y a de la place pour que je l'entende ainsi. En cela Mgr parle comme le Concile qui s'il n'a pas dit ce dont on l'accuse, en a laisser courir la possibilité. Car une messe NOM dite avec componction -avec une liturgie de 62 diffère d'une celle où le prêtre commence a changer les paroles comme dans une spectacle d'improvisation, pour que "les croyants ne s'ennuient pas" . Le tout avec les "chants" de Taize.

Prier les uns pour les autres? Le plus petit nombre le pratique davantage que l'énorme majorité. Mais nous prions la encore.

" O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous".
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