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La première session du Synode se tint le lundi 6 octobre et très rapidement il devint évident que les événements se déroulaient conformément à un ordre du jour préétabli.
De fait, nous avions été mis en garde à ce propos. Le 20 septembre le journaliste Marco Tossati écrivait dans La Stampa qu’un cardinal resté anonyme avait expliqué de quelle manière le synode allait être manipulé en vue d'obtenir le changement de l'enseignement de l'Eglise sur la question de la communion pour les divorcés remariés.
Tosatti donnait les trois éléments de ce plan.
Premièrement : s’assurer que toutes les interventions écrites soient soumises bien à l'avance. C’était déjà fait au moment où l'article de Tosatti a été publié.
Deuxièmement : lire tous les présentations avec attention pour pouvoir s’assurer qu’avant une intervention jugée « problématique » il y eût toujours un autre père synodal pour parler au préalable et répondre aux points qui allaient être soulevés.
Troisièmement, empêcher certains pères synodaux de parler au motif qu’ils avaient dépassé leur temps de parole.
Nous ne savons pas exactement ce qui a été dit dans la salle du synode, car pour la première fois dans l'histoire récente des synodes, les interventions des Pères synodaux restèrent secrètes
Je conclus en citant cette courte réflexion du cardinal Burke lors d'une interview donnée au Catholic News Service après la fin du synode : « En peu de temps combien sommes-nous descendu, combien nous sommes-nous éloignés de la vérité de notre foi et de la vérité de la loi morale dans la société en général. Mais le fait que cette que ce type de questions soient aujourd'hui sérieusement en discussion au sein de l'Église devrait nous choquer tous, et nous éveillé à la nécessité, aujourd'hui, de donner un témoignage héroïque de la vérité et de l'indissolubilité du mariage face aux attaques qui émanent de l'intérieur de l'Eglise elle-même. »
Il poursuivait : « Le fait même que matières aient fait l’objet de discussions et aient été remises en question par les présidents de conférences épiscopales, par les chefs des dicastères de la Curie romaine, et par d'autres personnes spécialement nommés par le Saint-Père pour le synode, a été la cause d'une confusion terrible et pourrait même induire les fidèles en erreur à l'égard de renseignements sur le mariage et à l'égard d'autres renseignements. Depuis la fin du Synode la confusion au sein de l'Église ne fait que se renforcer et les menaces contre la famille se sont étendues. »