Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
ami de la Miséricorde - 2014-11-09 00:34:00
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey
CHAPITRE II
IV. Dispositions pour bien profiter de l'Eucharistie
2° De la Communion comme moyen de sanctification
277. A) Ses effets. L'Eucharistie, comme sacrement, produit directement en nous par sa propre vertu, ex opere operato, une augmentation de grâce habituelle. Elle a été instituée en effet pour être l'aliment de nos âmes : « Caro mea vere est cibus et sanguis meus vere est potus » (Joan., VI, 55) ; ses effets sont donc analogues à ceux de la nourriture matérielle : elle soutient, augmente et répare nos forces spirituelles, tout en nous causant une joie, qui, si elle n'est pas toujours sensible, est cependant réelle. C'est Jésus lui-même qui est notre nourriture, Jésus tout entier, son corps, son sang, son âme, sa divinité. Il s'unit à nous pour nous transformer en lui ; cette union est à la fois physique et morale, transformante et de sa nature permanente. Telle est la doctrine de Saint Jean, que résume ainsi le P. Lebreton : « Dans l'Eucharistie se consomme l'union du Christ et du fidèle, et la transformation vivifiante qui en est le fruit ; il ne s'agit plus seulement de l'adhésion au Christ par la foi, ni de l'incorporation au Christ par le baptême ; c'est une union nouvelle, très réelle à la fois et très spirituelle : par elle on peut dire que celui qui adhère au Seigneur non seulement est un seul esprit avec lui, mais aussi une seule chair. Cette union est si intime que Jésus ne craint pas de dire : « de même que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vit par moi », sans doute il n'y a là qu'une analogie ; mais encore est-il que pour la respecter, il faut entendre ici non pas seulement une union morale fondée sur une communauté de sentiments, mais une véritable union physique, impliquant le mélange de deux vies, ou plutôt la participation par le chrétien à la vie même du Christ » (Les origines du dogme de la Trinité, 1910, p. 403).
C'est cette union que nous allons essayer d'expliquer.
278. a) C’est une union physique. Il est de foi, selon le Concile de Trente, que l'Eucharistie contient vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang de Jésus-Christ, avec son âme et sa divinité, par conséquent le Christ tout entier (Sess. XIII, can. 1). Quand donc nous faisons la communion sacramentelle, nous recevons réellement et physiquement, cachés sous les saintes espèces, le corps et le sang du Sauveur, avec son âme et sa divinité. Nous sommes donc non seulement des tabernacles, mais encore des ciboires où Jésus habite et vit, où les Anges viennent l’adorer, et où nous devons joindre nos adorations aux leurs. Bien plus, il y a entre Jésus et nous une union semblable à celle qui existe entre la nourriture et celui qui se l'assimile ; avec cette différence toutefois que c'est Jésus qui nous transforme en lui, et non pas nous qui le transformons en notre substance : C'est en effet l'être supérieur qui s'assimile l'inférieur. C’est une union qui tend à rendre notre chair plus soumise à l'esprit et plus chaste, et qui dépose en elle un germe d'immortalité : « Et ego resuscitabo eum » (Joan., VI, 35).
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=762623