passage d'Urrutigoïty à Fontgombault en 2001
Le Forum Catholique
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Mingdi - 2014-09-26 22:25:07
passage d'Urrutigoïty à Fontgombault en 2001
Auteur : Petipeu Justin
Sujet : Dici n° 17 : l'avenir du rit traditionnel examiné à Fontgomb
Date : 2001-07-21 10:14:00
Publication d'une dépêche de DICI en rapport avec une discussion qui a eu lieu ici sur une certaine "adaptation" du rit traditionnel.
Du samedi 21 au mardi 24 juillet aura lieu, au monastère de Fontgombault, une réunion discrète ayant pour objet : « La situation de l'ancienne liturgie dans le contexte de la réforme de la réforme »
La réunion débutera le samedi 21 Juillet après le chant des vêpres.
Dix conférences sont prévues. Une quarantaine de personnes doivent y prendre part.
Le cardinal Ratzinger assure la présidence.
On notera, entre autres, la présence du Père abbé de Fontgombault, Dom Forgeot, du Père Abbé du Barroux, Dom Gérard Calvet, du Père abbé de Triors, Dom Hervé Courau, de Mgr Clemens, secrétaire du cardinal Ratzinger, de Mgr Perl, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei (adflicta), de Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, de Mgr Léonard, évêque de Namur, de Dom Daniel Furth, bénédictin allemand, de Dom Marc Drou,de Monsieur l'abbé Conrad, ex-économe général de la Fraternité Saint-Pierre, aujourd'hui étudiant en liturgie à Rome, de Monsieur l'abbé Clément, professeur de liturgie à Witzgradbad, bi-ritualiste connu, de Monsieur le professeur Milkarek, polonais, de monsieur l'abbé Urrutigoïty, de la Fraternité Saint-Jean (USA) et sans oublier bien sûr Monsieur l'abbé Devillers, supérieur de la Fraternité Saint-Pierre.On notera aussi la présence de Monsieur Loïc Merian, directeur du CIEL, de Monsieur Christophe Geffroy, Directeur de Rédaction de La Nef, de Monsieur Mattei, de l'agence « Correspondance européenne », du professeur Stemann, membre d'Una Voce en Allemagne,
Nous ne connaissons pas encore les sujets des conférences. Mais il ne serait pas impossible que Rome demande à toutes les communautés Ecclesia Dei de célébrer la Sainte Messe en utilisant les rubriques de 1965. Ces rubriques supprimaient, entre autres, le psaume Judica me, le dernier évangile. Le première partie de la Messe jusqu'à l'Offertoire se déroulant à l'embon. Le cardinal Castrillon Hoyos dans une interview à Christophe Geffroy dans La Nef
à la question :
« Le 4 septembre dernier, vous avez informé les représentants de diverses associations (Una Voce.) venues vous rencontrer à Rome, que la Commission pontificale Ecclesia Dei publierait prochainement un document sur les évolutions possibles du missel romain de 1962: pourriez-vous nous donner quelques précisions ? »
répondait :
« Evolutions possibles ? Non., on pense à un texte sur le bon usage de ce qui a été concédé par l'indult de 1984 et le Motu proprio de 1988; donc l'usage du missel de 1962 avec quelques possibilités dans le sens des rubriques de 1965, comme cela a été concédé déjà à certaines communautés. Il s'agirait donc plutôt d'une Instruction sur la façon de se servir, avec prudence pastorale et sens liturgique, du rite comme tel et des rubriques qui en règlent l'usage aujourd'hui. Ce dernier point est important parce qu'après le concile Vatican II, des acquis liturgiques peuvent être valables pour toute l'Eglise, comme par exemple la question des lectionnaires ou bien des nouveaux saints que l'on voudrait fêter aussi selon l'ancien rite, etc. Cette Instruction aurait pour but une certaine unité des célébrations de l'ancien rite, et elle favoriserait aussi des liens, entre les deux traditions, dans le respect de l'identité de chacune. »
Sur le sujet de la réforme de la réforme liturgique, le cardinal Ratzinger s'est souvent exprimé. Dans la préface du livre de Mgr Gamber : « La réforme liturgique en question », il écrivait : « Une nouvelle impulsion spirituelle est nécessaire pour que la liturgie soit à nouveau pour nous une activité communautaire de l'Eglise. Ce nouveau départ a besoin de pères qui soient des modèles. Qui cherche aujourd'hui de tels pères rencontrera immanquablement la personne de Mgr Klaus Gamber. Il pourrait en cette heure de détresse, devenir le père d'un nouveau départ. Son ouvre pourrait nous aider à prendre un nouvel élan » (p. 7 et 8)
Sur ce sujet, Dom Forgeot s'est également exprimé : il écrivait dans « Enquête sur la messe traditionnelle » (La Nef, hors série n° 6, p. 125) : « S'il est permis de faire un souhait, c'est bien celui du retour à l'unité rituelle de la liturgie latine, en prenant ce qu'il y a de meilleur dans chacun des deux missels : plutôt que d'une refonte, il s'agirait de petites retouches apportées au missel le plus traditionnel, pour l'alléger et l'enrichir. Cela est certainement possible, mais demandera du temps pour ménager certaines susceptibilités et pour mûrir soigneusement un projet que l'on n'aurait pas le droit de voir échouer. Mais aussi, cela ne sera possible qu'à la condition que chacun y mette du sien et que l'on accepte de part et d'autre des concessions, ce qui ne pourra se faire sans humilité ni charité. En attendant la réalisation d'un tel projet ou si celui-ci s'avérait utopique, il faut souhaiter la coexistence pacifique des deux missels. »
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