Oui, mais vous déformez le propos du journaliste...
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
Rodolphe - 2014-07-04 12:04:01
Oui, mais vous déformez le propos du journaliste...
Voici la suite de l'article:
"Et entre les deux [générations, celle de Jean XXIII et celle de Jean-Paul II]? Qu’en est-il de ceux qui sont nés dans les années 1960 ? Trop jeunes pour Jean XXIII, ils ont eu cependant dans leurs aumôneries pour aînée cette génération conciliaire, qui a souhaité sincèrement leur transmettre une foi « dépoussiéré », la possibilité du questionnement, voire du doute. Mais sans toujours donner avec la culture religieuse nécessaire… Ces catholiques nés dans les années 1960, les baby-boomers, ont vu à partir des années 75 leurs « grands frères » partir, quitter l’Église pour des combats politiques ou idéologiques,les laissant orphelins.
Les empoignades autour de Humanae vitae
Ils sont restés, eux, mais comme au milieu d’une rivière sans savoir atteindre l’autre berge. Ils n’ont pas vraiment lu l’encyclique Humanae vitae lorsqu’elle est parue, mais les débat autour de ce texte, les divisions dans l’Église, les empoignades violentes ont marqué leur jeunesse. Difficile pour eux de s’y retrouver, d’autant plus qu’à l’époque d’un « Libération » en pleine gloire, et de la politique érigée en valeur suprême, il ne faisait vraiment pas bon être jeune catho. Beaucoup ont préféré quitter l’Église. Sans révolte, et sans bruit. Mais massivement : il suffit de fréquenter les paroisses et mouvements chrétiens pour s’apercevoir combien manquent aujourd’hui les fidèles entre 50 et 60 ans, dans des assemblées soit plus vieilles, soit plus jeunes.
Elle n’a pas mené les combats de ses aînées. Mais pas non plus senti le besoin d’un Jean-Paul II pour affirmer sa foi plus haut : car même peu nombreuse aujourd’hui, cette génération n’est pas « complexée », quoique l’on en dise. Si elle est discrète, elle vit tranquillement sa foi. Et ne se reconnaît pas plus d’un pape que d’un autre. Bref, elle ne s’appelle surtout pas la « génération Paul VI ».
Visiblement, la crise n'est pas niée et l'auteur ne prétend pas que tout va bien dans l'Eglise.
Il est vrai cependant que cette crise est présentée de façon édulcorée et que la question du rôle joué par le concile dans celle-ci est soigneusement éludée. Quant à la responsabilité des "conciliaires" et du tour d'esprit qui fut le leur, elle est indûment minorée...
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=754161