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Il appartenait à ce grand Apôtre de paraître sur le Cycle dans les jours où nous sommes, afin que sa protection aidât les fidèles à croire et à espérer en ce Dieu qu’ils ne voient pas encore, et qui vient à eux sans bruit et sans éclat, afin d’exercer leur Foi. Saint Thomas douta un jour, et ne comprit le besoin de la Foi qu’après avoir passé parles ombres de l’incrédulité : il est juste qu’il vienne maintenant en aide aux enfants de l’Église, et qu’il les fortifie contre les tentations qui pourraient leur survenir de la part d’une raison orgueilleuse. Adressons-nous donc à lui avec confiance ; et du sein de la lumière où son repentir et son amour l’ont placé, il demandera pour nous la docilité d’esprit et de cœur qui nous est nécessaire pour voir et pour reconnaître Celui qui fait l’attente des nations, et qui, destiné à régner sur elles, n’annoncera son arrivée que par les faibles vagissements d’un enfant, et non par la voix tonnante d’un maître.
« Parce que tu as vu, Thomas, tu crois ? Bienheureux ceux qui ne voient pas et croient cependant. » Nous avons précisément besoin, en face du mystère annoncé de Noël, d’une foi ferme et aimante. Pendant tout l’Avent nous entendons un joyeux message auquel nous devons croire sans voir. Dans la nuit sainte nous nous agenouillerons devant le divin Enfant dans sa crèche et l’Église nous dira : Voici le grand Roi, le Dieu éternel. Nous pourrons alors nous appliquer la parole dite à Thomas : Bienheureux ceux qui ne voient pas et croient cependant.