Avis du Dr. Theillier

Le Forum Catholique

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Rémi -  2014-05-31 17:54:32

Avis du Dr. Theillier

Ancien responsable du Bureau Médical de Lourdes, et qui lui n'aurait manifestement pas été gêné pour non seulement diagnostiquer un parkinson mais encore constater la guérison inexplicable,

extraits:




Mais ce qui revient le plus souvent, c’est de soutenir qu’on ne guérit jamais de cette maladie, en l’occurrence de la maladie de Parkinson, et donc c’est que l’on s’était forcément trompé de diagnostic ! Là, ce n’est pas très confraternel ! Tout d’un coup, parce qu’il y a guérison d’une maladie incurable, voilà que les collègues ne connaissaient pas la médecine ! … Le procédé est non seulement peu élégant, mais surtout éculé :

c’est l’argument le plus habituel pour rejeter une évidence, et il ne date pas d’aujourd’hui. En 1902, Alexis Carrel assistait à Lourdes en direct à la véritable résurrection d’une jeune fille mourante, Marie Bailly, atteinte d’une tuberculose généralisée. Il l’avait examinée avant de partir de Lyon en pèlerinage et avait affirmé devant témoins : « Si celle-là revient vivante, je me fais moine ! ». Eh bien, il l’a vu guérir devant la Grotte, se relever de son brancard en quelques instants ; il a consigné sur le champ les signes de guérison qu’il a observé (en particulier l’affaissement soudain de son ventre gonflé par l’ascite tuberculeuse) et en a fait aussitôt un compte-rendu au Bureau des Constatation. Seulement, de retour à Lyon, il est assailli par les journalistes (déjà… !) : là, il perd pied et ne peut faire autrement que de se renier : « Oui, dit-il, j’ai bien assisté à la guérison de Marie Bailly mais elle ne pouvait pas se remettre aussi brusquement d’une tuberculose : je m’étais bel et bien trompé de diagnostic ! ». L’affaire est emballée ...





Pour revenir au cas la sœur Marie Simon Pierre, à la suite de l’article dans “Le Parisien”, j’ai reçu un courriel d’un collègue neurologue que je cite : « J’ai été assez “affligé” par les commentaires du neurologue interrogé, avec le triste recours à l’erreur diagnostique. Une précision : les syndromes extrapyramidaux non parkinsoniens (post neuroleptiques par exemple), ne sont jamais unilatéraux. La description du tableau clinique de la patiente avec une atteinte hemicorporelle gauche est quasi pathognomonique d’une authentique maladie de Parkinson ». On ne peut mieux dire !





Enfin, autre argument particulièrement de mauvaise foi : « Tout ça, c’est de la supercherie, de l’hystérie : ce qui n’a rien d’étonnant venant d’une femme, qui plus est d’une “bonne sœur” ». Voilà ce que j’ai entendu aussi en 2005, je ne vous mens pas. Et le pire, c’est que ça ne venait même pas cette fois d’un médecin, mais d’un “écrivain catholique” ou qui se dit tel, dont je tairai le nom trop connu… Pardon, cher esprit critique, avez-vous seulement pris la peine d’entendre ou de lire le témoignage de la sœur ? Si tout le monde était aussi équilibré et paisible, la face du monde changerait ! Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.




source


Peut-être ne trouvez-vous pas ce médecin assez libre-penseur à votre goût, pour un médecin de Lourdes ? Trop prompt à gober les miracles et autres bondieuseries ? Trop catholique pour être honnête ?

Quoi qu'il en soit vous pouvez oublier l'argument "à Lourdes on n'aurait pas retenu ce miracle" , et il suffit de toute façon qu'une commission idoine (on ne voit pas pourquoi elle aurait été celle de Lourdes ?!! ) et tout à fait sérieuse de plusieurs médecins ait retenu le caractère inexplicable de la guérison, que les théologiens en charge de l'examen de la cause aient discerné les signes suffisants pour attribuer l'inexplicabilité à l'intercession de la personne sollicité, en l'occurrence saint Jean-Paul II, et enfin que le Saint-Père Benoît XVI ait approuvé l'enquête et signé le décret d'authentification du miracle pour que toutes les conditions requises par l'Eglise soient réunies et que le doute ne subsiste pas. Pouvait s'ensuivre la béatification, qui a bien eu lieu.


De même qu'a bien eu lieu la canonisation, ce qui fait que, je le redis, non seulement vous brassez du vent mais encore je ne sais comme vous m'avez entrainé dans une discussion vaine et stérile, comme si discourir à perte de vue sur les fictions que vous échafaudez les unes sur les autres pouvait changer quoi que ce soit à la réalité.


Phénomènes psychologiques, vous avez dit phénomènes psychologiques ? N'ai-je pas lu sous une plume piediste "de toutes façons Jean-Paul II ne peut pas être saint: il a excommunié Monseigneur !! (Lefebvre, NdRémi)" ... Interrogez-vous sur vos blocages, peut-être seraient-ils aussi simples à résoudre que ceux de cette personne, qui sait ?

Mais ne comptez plus sur moi pour encourager et nourrir votre vaine manie. Avant la canonisation, nous pouvions discuter et même, sincèrement, espérer même nous convaincre dans un sens ou dans l'autre par de bons arguments. Désormais ça n'a pas de sens, la sainteté de Jean-Paul II a été "déclarée et définie" et son culte universel de pieuse dévotion ordonné en l'honneur de la Sainte et Indivise Trinité, pour l'exaltation de la foi catholique et la croissance de la vie chrétienne, par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et celle du Pontife Romain, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Et amen.




Ps: je comprends à présent l'inquiétude M. Daoudal, face à des médecins incapables de vous dire si vous êtes atteint de la maladie de Parkinson (?!!) ou seulement un malade imaginaire !!
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