Co-rédemptrice : justement je souhaitais aborder ce débat...
Le Forum Catholique
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Père M. Mallet - 2014-04-30 13:54:22
Co-rédemptrice : justement je souhaitais aborder ce débat...
L'article de wikipedia est totalement erroné, cela touche à la désinformation (de bonne foi, peu importe).
Voici quelques points que j'avais recueillis, en vrac, et en coup de vent :
si certains peuvent m'aider de leurs suggestions...
Marie Co-rédemptrice
La question de ce titre donné à Marie depuis des siècles est revenu sur le devant de la scène depuis quelques années : certains l’ont contesté, au point de le déclarer interdit ou même hérétique, ce qui ne repose absolument sur rien. Vatican II déclare au début de son développement sur Marie qu'il n'a PAS l'intention de trancher les débats sur ces sujets. Vatican II n'a JAMAIS utilisé le mot corédemptrice - et il n'est pas possible d'interdire ou condamner un mot sans le citer !
Dans les apparitions d’Amsterdam, en 1945, apparitions approuvées en 2002 ( !), la Vierge a demandé que l’Église définisse comme un dogme qu’elle est Co-rédemptrice, Médiatrice, et Avocate.
Rappelons qu’à Fatima, en 1917, la vierge avait deux jours différents affirmé : « Mon Fils veut établir la dévotion à mon Cœur Immaculé » ; le regain de dévotion mariale n’est donc pas la fantaisie de quelques esprits trop zélé, mais cela fait partie du plan divin.
Il faut distinguer d’une part le mot, et d’autre part la doctrine.
Le mot Co-rédemptrice a été utilisé par de nombreux saints et de nombreux papes depuis 5 ou 6 siècles.
Il signifie que Marie a participé à l’œuvre de la Rédemption à un titre unique, étroitement associée à l’œuvre du Sauveur : elle a donc joué un rôle de coopération très active, mais d’une manière subordonnée à celle de l’unique Rédempteur ; c’est pourquoi elle est appelée Co-rédemptrice et non Rédemptrice. Le préfixe co- correspond au latin cum, qui signifie ‘avec’, ce qui rappelle bien ce rôle subordonné : Marie est ‘rédemptrice avec’.
Tous les catholiques sont d’accord.
La doctrine remonte aux premiers siècles, aux Pères de l’Église qui ont utilisé des périphrases pour exposer la même chose.
Le mot.
Ceux qui s’opposent au mot le font de peur que des croyants mal formés ne tombent dans une erreur qui consisterait à placer Marie à égalité avec Jésus.
Or c’était une évidence pour tous les saints et les papes d’autrefois qu’une telle égalité serait absurde, ridicule, impie et détestable. Et pourtant ils ont utilisé le mot : c’est donc bien qu’on peut l’utiliser, qu’il n’implique pas de tomber dans cette erreur – et donc que le mot en tant que tel n’est pas hérétique.
En effet, certains mots impliquent nécessairement une doctrine sous-jacente hérétique, alors que d’autres peuvent être compris de manière catholique ou bien hérétique.
En mettant en garde contre ce risque, Vatican II n’a donc pas innové, puisque tout le monde était d’accord sur le plan doctrinal : tous les saints, théologiens et papes qui ont utilisé ce mot connaissaient les phrases de St Paul sur l’unique rédempteur, et ils étaient évidemment d’accord. Personne, sauf éventuellement une poignée de fous furieux, ne soutenait qu’il y a deux Rédempteurs à 50-50.
Vatican II a donc fait un rappel doctrinal, contre lequel personne n’avait rien à redire, pas même les partisans du mot ; et il affirme (LG, 61) :
« La bienheureuse Vierge, [...] fut sur la terre, [...], l’aimable Mère du divin Rédempteur, généreusement associée à son œuvre à un titre absolument unique, humble servante du Seigneur. En concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant dans le Temple à son Père, en souffrant avec son Fils qui mourait sur la croix, elle apporta à l’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle. C’est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l’ordre de la grâce, notre Mère. »
Or cette doctrine, c’est très exactement ce que les partisans du mot affirment également : Marie a coopéré, a été associée à un titre absolument unique à l’œuvre de la Rédemption.
Un parallèle peut être fait avec ce que le concile dit de Marie Médiatrice : elle EST médiatrice, d'une manière subordonnée à l'UNIQUE médiateur, Jésus.
Comme le souligne le P. de Margerie, il n'y a qu'un seul Rédempteur, en ce sens qu'il n'y a pas de rédemption "parallèle" par tel ou tel gourou ou prophète, mais cela n'exclut pas une coopération "subordonnée"
http://www.bienaventurada.com/corredentora.pdf
http://profezie3m.altervista.org/archivio/Quinto_dogma.htm
http://www.zenit.org/en/articles/why-now-is-the-time-for-a-dogma-of-mary-co-redemptrix
http://www.corredentrice.it/storia_italiano.html Créé à Catane en 1956, transférée à Reggio Calabria, approuvées en 1963-64 avec un statut ad hoc, L’arcivescovo di Reggio Calabria, S.E. Mons. Aurelio Sorrentino, in data 01/11/83 erige la Pia Associazione in Congregazione di diritto diocesano.1984. Un procès de béatification de la religieuse Rosella Stàltari (3 mars 1951 – 4 janvier 1974), est en cours ; l’enquête diocésaine, terminée le 14 octobre 2006, a été validée par un décret romain du 22 février 2008 . Fondateur : Vittorio Dante Forno (1916 - 15 déc. 1975)
http://newsaints.faithweb.com/year/1974.htm
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=749637