Le Forum Catholique
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Meneau - 2014-03-22 09:56:59
La règle est simple
Vous demandez en quoi cette transgression serait plus grave que celle du voleur ou du meurtrier. Eh bien en fait c'est la même chose : le meurtrier est lui aussi en état de péché mortel et ne peut pas non plus approcher de l'eucharistie !
Quant à la dignité nécessaire pour approcher de la table eucharistique : il faut être en état de grâce, c'est à dire n'avoir aucun péché mortel sur la conscience. Alors certes, Jeanne d'Arc répondait magnifiquement à ses juges qui lui demandaient si elle était en état de grâce : "si je n'y suis, que Dieu m'y mette, si j'y suis, que Dieu m'y garde". Mais pour autant ça n'empêche pas chacun d'avoir une conscience, et de juger ses péchés au regard des trois critères : matière grave, pleine connaissance et plein consentement.
Maintenant, si on se polarise sur les divorcés-remariés, c'est plus du fait des médias que de celui de l'Eglise. Sans doute parce que c'est plus facile de battre en brèche la morale sexuelle, que de justifier le meurtre (encore que, si l'on parle de l'euthanasie ou de l'avortement, on commence aussi à justifier le meurtre...)
Enfin, il faut noter que le cas des divorcés remariés pose un problème supplémentaire par rapport à celui du meurtrier : la transgression du commandement de Dieu est publique. Lorsqu'un divorcé remarié s'approche du banc de communion, tout le monde sait ce qu'il est en train de faire. Lorsqu'un meurtrier s'approche du banc de communion, personne ne sait qu'il est meurtrier (sauf peut-être le cas où la messe est dite en prison).
Mais en soi et hormis cette notion de scandale, la transgression n'est pas plus grave ou moins grave.
Cordialement
Meneau
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