Imprimer le Fil Complet
voici ce que je demande. Je demande au Pape d’appliquer cette large générosité à la FSSPX et de normaliser les relations et leur statut canonique au sein de l’Église. Je demande au Pape de faire cela même sans un accord complet sur la question du concile de Vatican II. Peu importe leurs désaccords, nous pouvons sûrement arriver, au fil du temps, à une entente avec la FSSPX en ayant celle-ci fermement implantée dans le sein de l’Église. Je pense que l’Église a besoin d’être plus généreuse envers l’unité plutôt qu’insister sur une adhérence dogmatique à l’interprétation d’un concile non-dogmatique. Les problèmes sont réels, mais ils doivent être réglés à la maison et non pas avec la porte barrée à clé.
douteuse théologie néo-conservatrice, traditionnelle en morale mais non en liturgie, démontre encore une fois son incohérence.
J’ai écrit au pape : « Nous ne pouvons pas signer cela », en précisant : « Jusqu’à maintenant, – puisque nous ne sommes pas d’accord sur le Concile et puisque vous voulez, semble-t-il, nous reconnaître –, j’avais pensé que vous étiez prêt à mettre de côté le Concile ». J’ai donné un exemple historique, celui de l’union avec les Grecs au concile de Florence où ils ne se sont pas mis d’accord sur la question de l’annulation du mariage pour cause d’infidélité. Les orthodoxes estiment que c’est une cause qui peut annuler un mariage, l’Eglise catholique non. Ils ne se sont pas mis d’accord. Qu’ont-ils fait ? Ils ont laissé le problème de côté. On voit très bien la différence entre le Décret aux Arméniens où la question du mariage est mentionnée et le cas des Grecs où elle est omise. J’ai fait cette référence en disant : « Peut-être que vous faites la même chose, peut-être pensez-vous plus important de nous reconnaître, nous, comme catholiques que d’insister sur le Concile. Mais maintenant avec le texte que vous nous remettez, je pense que je me suis trompé. Alors dites-nous vraiment ce que vous voulez. Car chez nous ces questions sèment la confusion ».