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Mon cher CMdelaRocca, je suis bien d'accord avec vous, que l'on nous sert souvent ce mauvais argument que le Christ regardait ses Apôtres à la dernière Cène.
Je veux juste apporter la bonne réponse, qui me tient à cœur, parce que si elle était davantage connue, on aurait moins de liturgies fantaisistes.
A la messe, dans les prières eucharistiques, le prêtre parle "à toi, Dieu le Père tout-puissant", comme il dit au Per Ipsum, et cela y compris pendant la consécration, où il dit "levant les yeux au ciel, vers Toi, Dieu son Père tout puissant" (canon romain).
Les autres prières eucharistiques du nouveau missel sont pleines de références à Dieu le Père, à l'exception de la seconde où l'on ne trouve pas le mot "Père" (et c'est à mon avis un signe de très haute antiquité, voire d'archaïsme), mais on y parle à Dieu de son Fils, et ainsi on voit qu'il s'agit bien du Père.
En quoi le fait que l'autel soit tourné vers l'assemblée empêche-t-il le prêtre de se tourner vers le Père ? Le Père n'est pas plus à l'est qu'à l'ouest, me semble-t-il ? Votre argument n'en est, pour moi, pas un, mais alors pas du tout !
Je ne souhaitais pas ici (re)lancer un débat sur l’orientation de l’autel, mais seulement questionner votre argument selon lequel on s’adresse vers le Père en se tournant ad orientem.