Pape François : Le Credo des perroquets.
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
Scrutator Sapientiæ - 2014-01-20 06:55:49
Pape François : Le Credo des perroquets.
Rebonjour,
1. Voici :
PAPE FRANÇOIS - MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE - Vendredi 10 janvier 2013
(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 3 du 16 janvier 2014)
Le Credo des perroquets
" Le chrétien ne répète pas le Credo par cœur comme un perroquet et ne vit pas comme un éternel « perdant », mais il confesse sa foi tout entière et il a la capacité d’adorer Dieu, en faisant ainsi s’élever le thermomètre de la vie de l’Église. Pour le Pape François, « confesser et nous confier » sont les deux paroles clés qui nourrissent et renforcent l’attitude de celui qui croit, car « notre foi est une victoire qui a vaincu le monde » comme l’écrit l’apôtre Jean dans sa première lettre. Le Pape l’a réaffirmé au cours de la Messe du 10 janvier. François a repris le fil conducteur de la méditation de la veille. Jean écrit : quiconque reste en Dieu, quiconque a été engendré par Dieu, quiconque reste dans l’amour vainc le monde. « Il est fort ! » s’est exclamé le Pape, car « la victoire qui a vaincu le monde est notre foi. Notre foi peut tout: elle est victoire ! ». Il s’agit d’une vérité qu’il « serait beau » de se répéter souvent, « car très souvent, nous sommes des chrétiens vaincus. L’Église — a affirmé le Pape — est pleine de chrétiens vaincus, qui ne croient pas que la foi est victoire, qui ne vivent pas cette foi. Et si l’on ne vit pas cette foi, il y a la défaite. Et le monde vainc, le prince du monde ». La question fondamentale à se poser à soi-même est alors : « Qu’est cette foi ? ». Précisément « cette foi nous demande deux attitudes : confesser et nous confier » a dit le Pape. Tout d’abord, « la foi est confesser Dieu ; mais le Dieu qui s’est révélé à nous depuis l’époque de nos pères jusqu’à présent: le Dieu de l’histoire ». C’est ce que nous affirmons tous les jours dans le Credo. Mais — a précisé le Pape — « c’est une chose que de réciter le Credo avec le cœur, et une autre de le faire comme des perroquets: je crois en Dieu, je crois en Jésus Christ, je crois... ». Le Pape a poursuivi en proposant un examen de conscience : « Est-ce que je crois dans ce que je dis ? Cette confession de foi est véritable ou est-ce que je le dis par cœur, parce qu’on doit le dire ? Ou est-ce que je crois à moitié ? ». Il faut donc « confesser la foi ». Et la confesser « toute, pas une partie. Toute ! ». Mais, a-t-il ajouté, il faut aussi « la conserver entièrement telle qu’elle nous est arrivée par la voie de la tradition. Toute la foi ! ». Le Pape a ensuite indiqué « le signe » pour reconnaître si nous confessons « bien la foi ». En effet, « qui confesse bien la foi, toute la foi, a la capacité d’adorer Dieu ». C’est un « signe » qui peut sembler « un peu étrange — a commenté le Pape — car nous savons comment demander à Dieu, comment rendre grâce à Dieu. Mais adorer Dieu, louer Dieu est davantage. Seul celui qui a cette foi forte est capable de l’adoration ». Précisément sur l’adoration, a fait remarquer le Pape, « j’ose dire que le thermomètre de la vie de l’Église est un peu bas : nous chrétiens nous n’avons pas tellement — à part certains — de capacité d’adorer, car dans la confession de la foi nous ne sommes pas convaincus. Ou bien nous sommes convaincus à moitié ». Nous devrions en revanche retrouver la capacité « de louer et d’adorer » Dieu ; également parce que, a ajouté le Pape, la prière pour « demander et rendre grâce nous la faisons tous ». Quant à la deuxième attitude, le Pape François a rappelé que « l’homme ou la femme qui a la foi se confie à Dieu. Se confie. Paul, dans les moments sombres de sa vie, disait : je sais bien à qui je me suis confié. À Dieu. Au Seigneur Jésus ». Et « se confier — a-t-il affirmé — nous conduit à l’espérance. De même que la confession de la foi nous conduit à l’adoration et à la louange de Dieu, se confier à Dieu nous conduit à une attitude d’espérance ». "
2. C'est entendu : d'après le Pape François, il ne faut être ni "un pélagien", ni "un perroquet"...
Mais je connais quelques "perroquets pélagiens" qui ont en eux
- le sens chrétien de la confession de Dieu et de la confiance en Dieu,
ET
- le sens chrétien de la connaissance, de la compréhension, de la contemplation et de l'adoration du seul vrai Dieu.
Et l'on peut rencontrer bien des catholiques, ni "pélagiens", ni "perroquets", dont le Credo personnel est quelque peu biaisé, puisqu'ils disent croire avant tout en l'Homme, en la dignité de l'Homme, en la liberté de l'Homme, en la générosité de l'Homme, en la solidarité entre les Hommes.
3. Alors ?
Qui est pélagien, pour le coup, quasiment au sens strict de ce terme ?
Qui est perroquet, qui répète fréquemment la profession de foi maçonniquement et médiatiquement correcte, en confessant sa foi en l'Homme, et en se confiant à l'Homme ?
4. Cela étant écrit, je suis plutôt d'accord avec le Pape François, sur le point suivant : la Foi est une question
- de relation spirituelle, qui a vocation à être pensée, priée, vécue, dans la contemplation et dans l'adoration de Dieu lui-même.
et
- de substance doctrinale, qui a vocation à être bien connue et bien comprise, et non répétée d'une manière mécanique.
Sur ce deuxième point, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il a été tiré parti, dans chaque diocèse de France, de l'Année de la Foi, pour prescrire fréquemment aux fidèles la relecture de la partie du Catéchisme de l'Eglise catholique, ou, a minima, du Compendium, qui est consacrée à la Foi...
Bonne journée à tous, et bien sûr à bientôt.
Scrutator.
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=742371