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(1) Les mérites infinis de Jésus, divin Rédempteur du genre humain, et ceux qui en dérivent avec surabondance chez la bienheureuse Vierge Marie et tous les saints, sont confiés à l’Église du Christ comme un trésor inépuisable : pour qu’en vertu du pouvoir de lier et de délier attribué par le Fondateur de l’Église à Pierre et aux autres Apôtres, et par eux à leurs successeurs les Souverains Pontifes et les Évêques, ils soient appliqués en rémission des péchés et des conséquences des péchés. Cela se réalise avant tout, et de façon indispensable quand il s’agit de péchés mortels, à travers le Sacrement de la Réconciliation.
Cependant, malgré la rémission aussi bien de la faute mortelle et donc nécessairement aussi de la peine éternelle méritée par cette faute, que de la faute légère ou péché véniel, le pécheur, bien que pardonné, peut avoir encore besoin de purification : il peut encore être tenu de purger une peine temporelle, soit dans la vie terrestre soit dans l’autre vie, par l’état de purgatoire. L’indulgence, qui découle de l’admirable trésor de l’Église mentionné plus haut, remplace, en l’éliminant, cette peine temporelle. Par conséquent, la doctrine de foi sur les indulgences et leur louable pratique confirment les mystères si consolants du Corps mystique du Christ et de la communion des saints, et elles appliquent ces mystères avec une spéciale efficacité pour obtenir la sainteté.
Tout cela est abondamment enseigné par le Souverain Pontife Jean-Paul II dans la Bulle d’indiction du Grand Jubilé : Incarnationis mysterium.
En conformité avec cette expression du Magistère, la Pénitencerie Apostolique met à profit l’occasion offerte par le saint Jubilé, désormais imminent, et par la diffusion dans le monde catholique de la Bulle en question, pour publier pour la quatrième fois l’Enchiridion des Indulgences, selon la forme typique de l’édition du 29 juin 1968, qui suivait la discipline introduite par la Constitution Apostolique Indulgentiarum doctrina.
Conformément à la tradition, la participation au Sacrifice de la Messe et aux Sacrements n’est pas indulgenciée : ceux-ci possèdent en eux-mêmes une efficacité prééminente quant à "la sanctification et la purification".