Maria, sponsa Spiritu, id est sponsa Dei
Le Forum Catholique
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Glycéra - 2013-11-12 23:05:47
Maria, sponsa Spiritu, id est sponsa Dei
Dieu aime le mariage.
- Il a épousé Marie : on la prie sous le nom de : "sponsa Spiritu"
- St Joseph reste au ciel : son époux très chaste. Au Ciel, tout lui obéit dit-on, Il est chef de famille.
- Il épouse son Eglise, Jésus est son mari, et elle est son corps. Il en prend donc soin, comme chair de sa chair aussi. Nouvel Adam de sa nouvelle Eve, sortie à ses côtés, et même pour Lui, littéralement ce qui était esquissé dans la Genèse: de Son côté.
- Les conseils évangéliques sont praticables dans le mariage : pauvreté de ne plus s'appartenir, chasteté dans le "lien" du mariage, et obéissance à la loi du mariage.
- Une vocation est une certitude de vie : Quelqu'un (Dieu) me demande de... m'inspire (Esprit) de ... Ainsi de l'époux(se) qui reçoit de Dieu celle(celui) qui est à chérir en attendant d'être dans les conditions d'amour parfait. Sur terre, nul ne peut aimer Dieu en égalité de ce qu'il reçoit de Dieu. C'est pour cela qu'il nous est demandé d'aimer, de notre meilleur amour possible, celui que Dieu place près de nous. A mon sens, la vocation est personnelle jusque dans ses degrés : je franchis la marche de l'appel intime à l'oeuvre de Dieu, ou pas ; je deviens coopérant appelé, ou je refuse d'y monter.
- Une collaboration au plan de Dieu : celui qui est donné-choisi-accepté à chérir doit de l'être de manière complète, très incarnée, au point de donner chair à d'autres enfants de Dieu, si Dieu le désire. L'enfantement des fils spirituels est à l'image de l'engendrement charnel. Et non l'inverse. Marie est "la Conception" réellement, et non juste comme image.
- De façon plus intime, Dieu ne demande-t-il pas que chacun devienne à l'image de Dieu mâle-et-femelle en lui-même ? Coopérant avec Dieu pour ces épousailles à l'ntérieur de soi ? Connaître en soi la partie complémentaire à notre partie visible ? Comme il a sorti l'âme-soeur-épouse d'Adam de l'intérieur d'Adam où elle était cachée à ses yeux de mâle ? Chacun est là sur terre pour apprendre à se connaître.
Qu'on ne raconte pas que c'est new-age ou je ne sais quoi de folklorique : Catherine de Sienne en a de longues pages sur le sujet. Et d'autres mystiques du moyen-age qui savent que Jésus est l'époux que toute âme cherche, et les Ste Thérèse parlent de la chambre nuptiale, ou de l'époux de l'âme, et tant d'autres que je ne sais pas dire par coeur ce soir. C'est Jésus qui vit en moi dit l'âme de St Paul.
- Jésus a béni à Cana un mariage, non comme un moindre mal, mais pour lui offrir un vin surnaturel, supplémentaire, quand déjà les invités étaient "ebrietati".
- Et c'est Marie qui lui a rappelé que les hommes avaient besoin de cette certification. Elle qui est au Ciel plus glorieuse incomparablement que les Anges. Un Ange n'est pas mariable... Marie l'est. Vocation certaine ! Pour un engendrement réel, celui de Dieu.
- Sur terre /versus/ au Ciel ?
Tout être étant composé d'une partie masculine, et d'une féminine, à l'image de Dieu, père si maternel, qui nous caresse et nous porte dans ses bras, nous "nourrit de ses mamelles", se connaîtra alors complet en pleine vision quand il sera libéré de ses ombres, de l'épaisseur de la chair terrestre.
La femme qui a gagné son Ciel sur terre est alors épousée de Dieu, qu'elle a, en sus, fait naître en son âme peu à peu. Pour les femmes, c'est plus spontané à percevoir. Le mâle qui a cultivé sa terre intérieure, qui est devenu souverain de son royaume intérieur, peut aussi alors connaître quelle est son âme, et découvrir le bonheur de la voir épousée de la puissance divine.
Il est parmi nous des cas moins "idylliques" que ce que j'énonce ? Certes. Est-ce une raison pour nier la réalité qui est d'autant plus vraie qu'elle est plus belle, plus harmonieuse, plus divine ? La mesquinerie n'est pas céleste, ni un apéritif de ce que Dieu nous prépare pour la vie éternelle.
Les Sadducéens ont ramené au sol bourbeux, lesté de plomb les questions. Ils ont fait des grilles de règles... Jésus ne les suit pas dans leur ras de terre. Ils refusaient la libéralité de Dieu, refusant ce qu'ils ne voulaient pas : un Amour complet, large, libre, miséricordieux. Celui qui ne se sait pas misère,nul, misérable, ne peut recevoir la miséri-corde !
Sont-ils vraiment disparus de notre monde ?
Toute les idée du "moindre mal" dans le mariage ou remariage me semble aller dans le même sens de règles et de degrés calculés par des hommes trop contents de hiérarchiser Dieu avec leur petits mêtres (maîtres ?) . La mesure d'aimer est sans mesure...
Aimer sa femme, se donner pour elle.
Aimer son époux, être sa compagne.
Prononcer des voeux en congrégation.
= Même moyen de s'engager à Son service, sans retour :
"Je promets de faire tout ce que je peux, je m'y dispose, et mon Dieu, vous savez que je ne suis pas capable, alors ... à Vous de jouer !"
Et Dieu se dérange pour rattraper les bourdes, 100 fois par jour !
Il pardonne septante sept fois à un moine.
Et pas moins à un conjoint.
La comparaison qualitative n'est pas dans le nom de l'état.
Le saut qualitatif est dans l'intime du coeur qui choisit de monter une marche visible vers Dieu.
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
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